Face à la dix-septième épidémie d’Ebola, le ministre congolais de la Santé publique, Samuel Roger Kamba a appelé les populations des zones affectées, notamment dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, à adopter immédiatement des mesures pratiques visant à limiter la propagation du virus.
D’entrée, le ministre a affirmé que la RDC dispose des compétences nécessaires pour endiguer l’épidémie. Cependant, il a rappelé que certaines pratiques traditionnelles doivent évoluer notamment rites funéraires traditionnels.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’enterrements dignes et sécurisés, affirmant que les contacts lors des funérailles peuvent contribuer à la chaîne de transmission.
« Il faut des enterrements dignes et sécurisés pour briser la chaîne de transmission », a souligné Samuel Roger Kamba.
Cette recommandation vise à réduire les risques liés aux rassemblements et aux manipulations des corps, qui peuvent exposer les familles et les intervenants.
S’agissant de l’origine de la souche en circulation, Roger Kamba a rappelé le caractère zoonotique du virus.
« C’est une maladie qui vient d’un animal », a-t-il déclaré, appelant les populations à ne pas consommer d’animaux morts et à renforcer la préparation des aliments dans les zones à risque.
Cette consigne s’inscrit dans une approche préventive visant à limiter l’exposition initiale au virus, notamment dans les zones où l’on observe des contacts avec la faune.
Le ministre a également évoqué la nature de la variante identifiée, indiquant que la souche Bundibugyo est moins létale que la souche Zaïre. Il a précisé que les autorités sanitaires ont pu confirmer rapidement l’information à l’origine de la déclaration de l’épidémie.
Le ministre a rappelé que l’Ebola n’est pas une découverte nouvelle en RDC. Il a indiqué que la souche a déjà provoqué une épidémie en 2012 à Isiro et que des épisodes similaires ont également été observés dans d’autres pays, notamment en Ouganda.
« Nous avons déclaré ce virus vendredi passé parce que nous en avons eu la certitude le jeudi dans la nuit. Deux jours plus tard j’étais déjà parti sur terrain pour que les informations que nous donnons à nos compatriotes soient les plus précises possibles. Je peux vous rassurer que cette épidémie dont nous connaissons le type du virus que le professeur Muyembe a séquencé au niveau de l’INRB. Nous connaissons vraiment le virus et nous savons aussi que ce virus a une histoire a déjà une histoire dans notre pays parce qu’on a déjà une épidémie en 2012 à Isiro avec ce virus mais il aussi déjà causé l’épidémie dans d’autres pays notamment en Ouganda », a-t-il déclaré.
Toutefois, le ministre de la Santé a affiché sa confiance dans la capacité de la RDC à faire face à l’épidémie, affirmant que le pays dispose d’« une expertise reconnue au niveau mondial » en matière de prise en charge.
Depuis la déclaration officielle, le gouvernement évoque plus de 130 décès et plus de 500 cas détectés dans six zones de santé de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Mont Carmel NDEO




























































