Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, a annoncé, lundi 18 mai 2026, la mise à la retraite de 1 200 fonctionnaires dès la semaine prochaine, suivie de 3 000 autres agents le mois prochain.
Cette annonce a été faite lors d’un briefing de presse coanimé à la RTNC avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, autour du thème : « La Fonction publique en chiffres : enjeux et perspectives ».
Devant les journalistes, Jean-Pierre Lihau est revenu sur les réformes engagées dans son secteur depuis sa prise de fonctions. Il a notamment évoqué les opérations de contrôle et de certification des agents publics, affirmant que ces démarches ont permis de mieux identifier les effectifs réels de l’administration publique.
« Nous sommes passés d’un million 400 mille à 600 mille fonctionnaires après le contrôle et la certification effectués par le ministère de la Fonction publique », a-t-il déclaré, précisant que le nombre global des agents publics est estimé à environ 2,5 millions.
Le vice-Premier ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de « mauvaises pratiques » héritées du régime de l’ancien président Joseph Kabila, accusé d’avoir favorisé l’intégration désordonnée d’agents dans l’administration publique.
Selon lui, cette situation continue de peser lourdement sur les finances de l’État.
Jean-Pierre Lihau a également insisté sur la volonté du gouvernement de promouvoir la méritocratie dans l’administration publique.
« La méritocratie devient désormais le seul moyen d’accéder à la fonction, à l’administration et au service public, dans le strict respect de la loi », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs évoqué l’initiative « Fonction publique en chiffres », destinée à améliorer la gouvernance administrative à travers la collecte de données fiables, la formation et le renforcement des capacités des fonctionnaires.
Il a indiqué que les agents publics seront progressivement évalués et rémunérés sur la base de leurs performances, afin de réduire les pratiques de favoritisme souvent dénoncées dans l’administration publique congolaise.
Cette réforme de la Fonction publique intervient dans un contexte où le gouvernement congolais cherche à rationaliser les dépenses publiques et à moderniser l’administration de l’État.
La mise à la retraite progressive des agents devrait également ouvrir la voie au renouvellement des effectifs et à l’intégration de nouvelles compétences au sein des services publics.
HERVÉ KABWATILA





























































