Constant Mutamba a refusé de comparaître comme témoin devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe lors de l’audience de ce mardi 19 mai 2026 dans l’affaire FRIVAO, en tenant ces propos virulents à un officier de justice. Déjà emprisonné depuis sa condamnation en septembre 2025 pour une autre affaire de détournement, l’ancien ministre de la Justice conteste vivement la démarche judiciaire actuelle.
Absent à la barre, le ministère public a donné lecture d’une correspondance où Constant Mutamba s’en prend à l’officier (un colonel) venu lui remettre sa convocation. Il a déclaré : « Que ce soit la dernière fois que vous m’apportez ce genre de document ici… Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, je suis déjà condamné, je ne viendrai pas comparaître ». Il a également menacé de faire un scandale et de « tout révéler », affirmant détenir de nombreux secrets d’État.
La défense de Constant Mutamba a déposé une attestation médicale pour justifier son incapacité physique à se présenter. Le procureur a immédiatement rejeté ce document, le qualifiant de non conforme et dénonçant une attitude d’« impolitesse » envers l’institution judiciaire.
Dans ce volet lié au Fonds FRIVAO (indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC), Constant Mutamba n’est pas poursuivi directement mais est cité en tant que renseignant (témoin clé) pour éclairer les juges sur la gestion et le paiement des fonds.
Constant Mutamba a été condamné en septembre 2025 par la Cour de cassation à trois ans de travaux forcés pour le détournement de 19,9 millions de dollars initialement alloués à la construction de la prison de Kisangani. Ces fonds provenaient également d’une ligne financière liée au programme FRIVAO. L’ancien garde des Sceaux a toujours clamé son innocence, dénonçant un complot politique.
JAMES KABWE





























































