La Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) entre dans une nouvelle phase de réorganisation administrative avec sa scission en deux régies financières distinctes : la Direction générale des recettes fiscales de Kinshasa (DGRFK) et la Direction générale des taxes de Kinshasa (DGTK).
Cette réforme, engagée par les autorités provinciales, vise à améliorer la mobilisation des recettes publiques de la ville-province de Kinshasa et à renforcer l’efficacité dans la gestion des prélèvements provinciaux.
Selon les informations communiquées à la rédaction de Foxtime.cd ce mercredi 20 mai 2026, la DGRFK sera désormais chargée de la gestion des impôts provinciaux, tandis que la DGTK aura pour mission l’ordonnancement ainsi que le recouvrement des droits, taxes et redevances.
Les autorités présentent cette restructuration comme une réponse aux défis liés à la performance financière de la capitale congolaise, confrontée à des besoins croissants en matière d’infrastructures, d’assainissement et de services publics.
Face aux inquiétudes exprimées par certains agents, le président de l’Intersyndicale de la DGRK a tenu à rassurer le personnel. Dans une déclaration relayée dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, il affirme qu’« aucun agent de la DGRK ne sera licencié » dans le cadre de cette réforme.
Le responsable syndical soutient également que les changements engagés poursuivent un double objectif : améliorer les conditions des agents et accroître les capacités financières de la ville de Kinshasa.
« Les réformes engagées visent le bien des agents et de la ville de Kinshasa », a-t-il déclaré.
La création de deux structures distinctes devrait permettre une spécialisation des missions et une meilleure traçabilité des recettes provinciales.
Des observateurs estiment que cette séparation pourrait également renforcer les mécanismes de contrôle interne et limiter certaines lourdeurs administratives.
Toutefois, plusieurs agents attendent encore des précisions sur les modalités pratiques de la transition, notamment concernant l’affectation du personnel, l’organisation des services et le fonctionnement des nouvelles directions.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette réforme sur les finances publiques de Kinshasa et sur le fonctionnement de l’administration fiscale provinciale.
HERVÉ KABWATILA





























































