En République démocratique du Congo, le camp présidentiel affine ses stratégies en vue d’aboutir au changement de la Constitution en vigueur depuis 2006.
Au lendemain du lancement de la « coalition Article 64 » par une frange de l’opposition composée de trois candidats à la présidentielle de 2023; Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Delly Sesanga ainsi que de Jean-Marc Kabund, ancien patron du parti présidentiel, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a annoncé, ce mercredi 20 mai, la création de la « Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4) ».
Sur sa page Facebook, le président intérimaire du parti au pouvoir indique que le chiffre 4 symbolise les zones linguistiques de la République démocratique du Congo.
Portée par l’ambition d’Etienne Tshisekedi de doter la RDC d’une nouvelle constitution, la plateforme pro-pouvoir regroupera des partis politiques, des sociétés civiles, des confessions religieuses et des mouvements associatifs.
Sans détour, Augustin Kabuya affirme que la mission de cette nouvelle plateforme consiste à sensibiliser la population congolaise en faveur du changement de la Constitution.
« Nous, membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social/TSHISEKEDI, en sigle UDPS/TSHISEKEDI, comme détenteurs du testament de feu le Docteur Étienne TSHISEKEDI WA MULUMBA d’heureuse mémoire en ce qui concerne sa promesse faite à notre peuple de son vivant concernant cette Constitution rédigée par les belligérants, nous allons aussi à notre tour mettre en place une plateforme dénommée Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution, en sigle C4 ; le chiffre 4 qui symbolise les 4 zones linguistiques de la République Démocratique du Congo », a déclaré Augustin Kabuya Tshilumba.
Lors de sa dernière conférence de presse, le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est clairement exprimé en faveur du changement de la Constitution, tout en évoquant aussi la possibilité d’un troisième mandat, « si le peuple le lui demande ». Il a par ailleurs conditionné la tenue des élections générales à la fin de la guerre dans les deux Kivu.
Pour y parvenir, il a annoncé son intention de consulter le peuple congolais par la voie référendaire.
De son côté, l’opposition accuse le président Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel, qui, en principe, prendra fin en 2028.
Dans ce contexte, l’opposition a activé l’article 64, qui consacre le droit à la résistance citoyenne. Il stipule que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles.
Mont Carmel NDEO




























































