Le pasteur et prophète docteur Jules Mulindwa, responsable de l’église Cité de Refuge, a récemment créé la polémique après une déclaration musclée sur la situation politique en République démocratique du Congo, notamment autour du débat sur une éventuelle modification de la Constitution dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd ce jeudi 21 mai 2026.
Figure religieuse influente et connue pour ses actions caritatives en faveur des militaires et des personnes démunies, Jules Mulindwa affirme avoir pris position en raison des enjeux sécuritaires et politiques que traverse actuellement le pays.
Dans une déclaration publique largement relayée sur les réseaux sociaux, le responsable religieux a vivement critiqué les opposants au projet de changement constitutionnel :
« Si j’écoute encore quelqu’un dire que nous ne pouvons pas changer la Constitution, je serai sur son chemin et sa sorcellerie et la mienne vont se rencontrer », a-t-il déclaré, avant d’affirmer que l’article 217 de la Constitution pourrait, selon lui, favoriser des concessions territoriales au détriment de la souveraineté nationale.
Le pasteur a également évoqué la question sécuritaire dans l’Est du pays, faisant référence au mouvement rebelle du M23. Selon lui, certaines dispositions constitutionnelles pourraient être interprétées comme ouvrant la voie à des compromis territoriaux « pour prôner la paix dans la région ».
Au cours de son intervention, Jules Mulindwa a aussi apporté un soutien appuyé au président Félix Tshisekedi, saluant plusieurs réalisations attribuées au chef de l’État, notamment la construction des rocades, des universités et d’autres infrastructures publiques.
Le responsable de l’église Cité de Refuge a par ailleurs accusé une partie de l’opposition congolaise de tenir un discours systématiquement hostile au pouvoir en place :
« Ils vont toujours parler du mal. Alors il ne faut jamais être derrière les opposants politiques congolais. Ce sont des menteurs et ils font absolument tout pour leurs intérêts égoïstes et non pour le peuple congolais », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible en RDC, où le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Il faut noter que, cette déclaration intervient quelques jours passés après le lancement d’une nouvelle coalition politique congolaise dénommée « Article 64 » qui vise notamment à rappeler le régime en place que son temps est presque fini et après 2028 il doit laisser le pays entre les mains des autres congolais capables de diriger la République démocratique du Congo d’autant plus qu’il a montré ses limites après 10 ans à la tête du pays.
HERVÉ KABWATILA




























































