Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola (17ème épidémie du pays), le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de débloquer les moyens nécessaires et a chargé le ministre des Finances de faire constamment diligence pour mobiliser les ressources financières requises afin d’assurer une riposte rapide et efficace.
Cette directive a été communiquée lors de la quatrième réunion extraordinaire du Conseil des ministres, convoquée en urgence pour faire face à la crise sanitaire qui frappe les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Le ministre des Finances a l’obligation d’agir avec célérité pour répondre à toutes les sollicitations du ministère de la Santé concernant la riposte et le déploiement des équipes sur le terrain.
Le gouvernement redouble d’efforts pour coordonner l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, avec notamment des financements de la Banque Mondiale et un engagement des États-Unis pour la création de centres de traitement.
Le Chef de l’État a recommandé la réactivation des mesures préventives dans les espaces publics, les écoles et les universités.
De la situation sanitaire et zones affectées
Les autorités font état d’un bilan provisoire de près de 513 cas suspects et de plus de 130 décès enregistrés dans les zones touchées. Les efforts se concentrent sur Bunia, Nyankunde, Mongbwalu et Rwampara (Ituri), ainsi que sur Butembo-Katwa et Goma (Nord-Kivu).
L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) a identifié une variante Bundibugyo issue d’un réservoir animal, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé, imposant un retour strict aux protocoles de traitement antérieurs.
JAMES KABWE



























































