À moins de deux semaines de la déclaration officielle de la dix-septième épidémie d’Ebola, la République democratique démocratique du Congo fait face à une flambée rapide et d’un pic très élevé des cas de décès suspects liés au virus bundibugyo.
Selon les récentes mises à jour sanitaires publiées le 25 mai, le pays a enregistré un cumul de 930 cas suspects, 221 décès suspects et 10 décès confirmés, pour 2 231 contacts listés.
Selon le rapport du ministère de la Santé publique, l’épidémie touche les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, réparties sur 12 zones de santé.
Les zones de santé de Mongwalu, Rwampara et Bunia demeurent les épicentres de l’épidémie.
Alors que le virus se propage rapidement, le ministère a annoncé que le suivi des contacts s’étend désormais au Nord-Kivu, notamment à Butembo, Goma, Katwa, Karisimbi et Kyondo.
Face à cette situation, le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johny Luboya Nkashama a appelé lundi, à une réponse urgente contre l’épidémie qui frappe la province dans un contexte sécuritaire délétère.
L’exécutif provincial a averti que la situation pourrait déboucher sur « une catastrophe » sans mobilisation rapide des moyens nécessaires.
« Ces ressources financières doivent être disponibles parce qu’aujourd’hui, plus nous perdons un jour, plus nous allons encore vers la catastrophe. Les moyens que nous avions étaient dédiés à la guerre, et cette deuxième guerre qui arrive nous demande encore davantage de moyens », a-t-il déclaré.
De son côté, l’exécutif national a annoncé le même jour avoir déjà mobilisé 20 millions de dollars en plus de fonds mobilisés par la communauté internationale.
Mont Carmel NDEO




























































