Le président de la République, Félix Tshisekedi, a donné des instructions fermes pour engager une réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT) en RDC .
D’emblée, ces orientations visent à renforcer l’efficacité de cet instrument de l’État, afin de mieux faire respecter la législation sociale, protéger les travailleurs, prévenir les conflits sociaux et améliorer le climat des affaires.
Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 juillet à Kinshasa, le chef de l’État a rappelé que l’Inspection générale du Travail joue un rôle central dans l’application des règles relatives au travail.
Cependant, a-t-il été déploré , son action reste freinée par des insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières, logistiques et opérationnelles, limitant sa capacité à couvrir l’ensemble du territoire national.
Dans cette perspective, la réforme vise à soutenir la construction d’un État protecteur, garant d’une économie compétitive et d’un marché du travail formel, plus attractif et davantage respectueux des droits des travailleurs comme de ceux des employeurs.
Le président Tshisekedi a instruit le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de faire de cette réforme une priorité.
À cet égard, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, en concertation avec les VPM du Budget et de la Fonction publique, le ministre des Finances et les autres services concernés, a reçu la mission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective du cadre juridique existant.
Parmi les mesures annoncées figurent :
-le renforcement de l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du Travail ;
-la parachèvement de son organisation;
-la garantie d’une rémunération conforme au statut des inspecteurs et contrôleurs du travail, avec la mensualisation régulière de leurs avantages ;
-l’accélération de la modernisation, des régionalisations et de la digitalisation des inspections, notamment via la dématérialisation des procédures, des outils numériques de contrôle et la création d’une base nationale des inspections;
-le renforcement des capacités techniques des inspecteurs grâce à un programme permanent de formation et des spécialisations adaptées.
Harmoniser les contrôles et sécuriser les entreprises
Le plan de réforme prévoit également d’harmoniser les pratiques de contrôle et de sanctions, afin d’assurer davantage de transparence, de sécurité juridique pour les entreprises et d’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire national.
Le gouvernement entend ainsi moderniser l’administration en charge du contrôle social, en cohérence avec les orientations du programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
Mont Carmel NDEO



























































