La polémique autour du sit-in organisé par l’opposition congolaise contre le projet de changement de la Constitution continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo. Alors que des organisations de défense des droits humains et plusieurs acteurs de la société civile dénoncent une répression ayant fait des blessés et des morts, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, rejette catégoriquement ces accusations.
S’exprimant sur les incidents survenus lors de la manifestation de l’opposition, Augustin Kabuya a accusé les leaders opposés à la révision constitutionnelle d’avoir orchestré une mise en scène destinée à discréditer les autorités.
« Les opposants s’étaient préalablement mis d’accord pour porter des chemises blanches avant de se lancer eux-mêmes des tomates, dans le but de mettre en scène des actes de violence et de faire croire qu’ils avaient été blessés lors de la dispersion du sit-in », a déclaré le secrétaire général du parti présidentiel.
Ces affirmations interviennent alors que plusieurs organisations de défense des droits humains, dont l’organisation Human Rights Watch, ainsi que des structures de la société civile congolaise, ont dénoncé un usage excessif de la force lors de la dispersion de la manifestation. Certaines sources ont évoqué des pertes en vies humaines et de nombreux blessés.
De son côté, le gouvernement congolais réfute l’existence de décès liés à ces événements. Les autorités affirment que le bilan officiel fait état d’une vingtaine de blessés et soutiennent disposer d’attestations médicales permettant d’étayer leur version des faits.
La divergence des bilans et des récits alimente davantage les tensions dans un contexte politique déjà marqué par de vives contestations autour du projet de révision de la Constitution.
L’opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la loi fondamentale à des fins politiques, tandis que les partisans de la réforme défendent une démarche qu’ils présentent comme légale et conforme aux mécanismes démocratiques.
Dans ce climat de méfiance croissante, les appels à l’apaisement et à un dialogue politique inclusif se multiplient.
La situation demeure ainsi particulièrement tendue à travers le pays, où chaque camp reste campé sur ses positions concernant l’éventuelle modification de la Constitution.
La rédaction




























































