Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a annoncé jeudi soir à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, que la République démocratique du Congo a enregistré 896 cas confirmés d’Ebola, 232 décès et 72 guérisons un mois après la déclaration officielle de l’épidémie.
Cette mise à jour a été présentée lors d’un briefing consacré à l’évaluation de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans les zones affectées. Selon les données communiquées par les autorités sanitaires, l’épidémie continue de progresser avec de nouveaux cas recensés quotidiennement, malgré les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires pour contenir la propagation du virus.
Le rapport gouvernemental indique que 21 nouveaux cas confirmés ainsi que six nouveaux décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures précédant la publication du bilan. Les responsables de la riposte signalent également une augmentation hebdomadaire du nombre de contaminations, un indicateur qui témoigne de la poursuite de la transmission communautaire dans plusieurs zones touchées.
Face à cette situation, Samuel Roger Kamba a insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance au sein des communautés et d’accélérer l’application des mesures de santé publique. Les autorités craignent notamment une extension de l’épidémie vers de nouvelles localités si les interventions de surveillance, d’isolement des cas et de sensibilisation ne sont pas intensifiées.
Le ministre a toutefois souligné les progrès réalisés dans la prise en charge des malades, mettant en avant le nombre croissant de personnes guéries grâce à une détection précoce et à l’amélioration des capacités de traitement. Quelques jours auparavant, il faisait état de plus de 50 guérisons officielles, un chiffre qui a désormais atteint 72 selon les dernières statistiques.
Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les principales zones concernées par cette flambée épidémique. Les autorités sanitaires poursuivent les opérations de suivi des contacts, de sensibilisation communautaire et de déploiement des équipes de riposte afin de freiner la circulation du virus.
Cependant, le gouvernement rassure sur la gestion des fonds de riposte
Face aux inquiétudes et aux rumeurs persistantes concernant la gestion des fonds destinés à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a tenu à apporter des clarifications lors d’un briefing de presse organisé à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Cette rencontre, consacrée à l’évaluation de la riposte contre la maladie, a permis au ministre de répondre aux allégations selon lesquelles une partie des ressources financières destinées aux zones affectées serait retenue à Kinshasa par les autorités centrales.
Selon Samuel Roger Kamba, les fonds alloués à la lutte contre Ebola sont exclusivement utilisés dans les zones touchées par l’épidémie, où se déroulent l’ensemble des opérations de riposte.
« Il faut être clair. À Kinshasa, il n’y a aucune activité de riposte. Toute la réponse se déroule ici. À Kinshasa, on gérerait l’argent pour faire quoi ? C’est ici qu’il faut acheter les véhicules, payer les médecins engagés dans la riposte et acquérir les équipements de protection. L’argent n’est donc pas géré à Kinshasa. Certes, il transite par le compte du ministère de la Santé, mais toutes les dépenses sont effectuées pour les activités menées ici. Je le dis et je le répète », a déclaré le ministre.
Cette mise au point intervient alors que les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation du virus dans certaines zones de santé de l’Ituri. Les équipes médicales, appuyées par plusieurs partenaires nationaux et internationaux, continuent notamment les activités de surveillance épidémiologique, de prise en charge des malades, de vaccination des personnes à risque et de sensibilisation des communautés.
Dans un souci de transparence, le ministre de la Santé a également invité les députés provinciaux à jouer un rôle actif dans le suivi des dépenses engagées dans le cadre de la riposte. Il a estimé que les élus locaux disposent des moyens nécessaires pour vérifier l’affectation des ressources et rassurer la population sur leur utilisation.
« Vos députés sont présents et peuvent demander les comptes. Ils pourront vérifier où l’argent a été dépensé. Ils constateront que ces fonds n’ont pas été utilisés à Kinshasa, mais bien ici, pour soutenir la riposte », a-t-il insisté.
La République démocratique du Congo demeure l’un des pays les plus exposés aux flambées récurrentes d’Ebola. Forte de l’expérience acquise lors des précédentes épidémies, l’administration sanitaire congolaise poursuit ses efforts pour renforcer les mécanismes de prévention, de détection précoce et de réponse rapide afin d’éviter une propagation plus large de la maladie.
Les autorités sanitaires appellent par ailleurs les populations concernées à respecter les mesures de prévention et à collaborer avec les équipes de riposte, considérées comme un maillon essentiel dans la lutte contre cette maladie virale hautement contagieuse.
HERVÉ KABWATILA





























































