Trois partis phares issus de la lignée d’Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza viennent de sceller une alliance sacrée. Finies les guerres de succession. L’objectif est désormais clair : unifier le Katanga et transformer la structure de l’État congolais.
« Ils ont cru qu’après sa mort, c’est la fin. Plus de division, nous allons poursuivre son œuvre, le fédéralisme, avec l’ambition d’avoir la République Fédérale du Congo. » C’est par ces mots forts et combatifs que Lawrence Lolo Kyungu a sonné le glas des dissensions internes. À Lubumbashi, l’UNAFEC, l’ANAFEK et la CRDF ont officiellement signé un acte d’engagement historique pour l’unité.
Cinq ans après la disparition du « Baba » de la politique katangaise, ses héritiers refusent de voir son testament politique s’éteindre. Cet accord vient clore une longue période de fragmentation qui fragilisait l’espace politique du Grand Katanga. En s’unissant, ces trois formations politiques ne font pas que se réconcilier : elles recréent un bloc monolithique capable de peser lourd sur l’échiquier national.
Au cœur de cette sainte alliance se trouve un projet de société radical : le passage de l’unitarisme au fédéralisme. Pour Lolo Kyungu et ses pairs, le modèle centralisé de Kinshasa a montré ses limites dans la gestion d’un pays aussi vaste qu’un continent.
Leur ambition assumée est de rebaptiser et de réorganiser le pays sous la bannière de la République Fédérale du Congo. Selon les termes de leur déclaration, ce mode de gouvernance est le seul capable de garantir une autonomie de gestion financière et administrative, tout en respectant les spécificités culturelles et économiques de chaque province.
Pour transformer cette vision en réalité concrète, la nouvelle plateforme kyunguiste s’articule autour de quatre engagements majeurs :
- Poursuite du combat historique pour l’instauration immédiate du fédéralisme en RDC.
- Mobilisation de masse de leurs bases respectives autour d’un idéal de paix.
- Promotion de la non-violence et de la solidarité entre militants.
- Restauration de la cohésion régionale dans un Katanga actuellement jugé déchiré.
Cette démarche bénéficie d’ores et déjà de consultations élargies auprès des sages de la région, à l’instar des récents échanges menés avec le notable Katebe Katoto. Les héritiers de Kyungu wa Kumwanza préviennent Kinshasa : le fédéralisme n’est plus une simple option théorique, c’est une exigence politique en marche.
JAMES KABWE



























































