Le gouvernement congolais a contesté les nominations des Comités de gestion de plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire à Goma et Bukavu, actuellement sous contrôle de la rébellion AFC-M23.
Le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations qualifie cette décision intervenue le 7 août dernier, « d’ingérence grave » dans le fonctionnement des institutions relevant de l’autorité de l’État.
Dans son communiqué, le ministère rappelle que des faits similaires avaient déjà été observés à l’ISTM/Bukavu le 25 juin 2025 et à l’Université de Goma le 29 mai 2026.
Kinshasa estime que ces nominations constituent une tentative de « substitution à l’autorité publique légitime » et précisant que celles-ci sont nulles et sans effet juridique.
À cet égard, le ministère de l’ESU promet de sanctionner sévèrement toute personne participant à leur exécution.
« L’occupation d’un territoire ne confère ni souveraineté, ni compétence institutionnelle, ni pouvoir de nomination. Les établissements publics d’Enseignement Supérieur et Universitaire demeurent des institutions de la République Démocratique du Congo », a averti la ministre Marie-Thérèse Sombo.
À Goma, les changements ont ciblé les comités de gestion de l’ISC, l’ISTM, l’ISTA et l’ISP. Au Sud-Kivu par ailleurs, l’AFC-M23 a effectué des changements à l’ISC/Bukavu, l’ISTM/Bukavu, l’ISDR/Bukavu, l’ISAM/Bukavu et l’Université Officielle de Bukavu.
Mont Carmel NDEO



























































