La République démocratique du Congo (RDC) continue de faire face à une situation sanitaire préoccupante avec la progression de l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo.Selon le rapport de situation publié le 21 juin par l’Institut national de santé publique (INSP), le pays totalise désormais 1 003 cas confirmés et 254 décès, portant le taux de létalité global à 25,3 %.L’Ituri reste la province la plus durement touchée par cette flambée épidémique.
Sur les 1 003 cas recensés à l’échelle nationale, 916 ont été enregistrés dans cette province, où 205 décès ont également été rapportés. L’épidémie y affecte 22 zones de santé sur 36, illustrant l’ampleur de la propagation dans cette partie du nord-est du pays.
Le Nord-Kivu demeure également sous forte pression sanitaire avec 84 cas confirmés et 48 décès. La province présente un taux de létalité particulièrement élevé de 57,1 %, suscitant des inquiétudes quant à la gravité des infections et aux défis liés à la prise en charge des malades.
Au Sud-Kivu, la situation semble relativement stabilisée. Les autorités sanitaires y ont enregistré trois cas confirmés, dont un décès. Aucun nouveau cas n’a toutefois été signalé depuis le 26 mai dernier, tandis que la surveillance épidémiologique reste renforcée afin d’éviter toute résurgence.
Sur le plan de la prise en charge médicale, les équipes de riposte ont annoncé la guérison de huit patients supplémentaires, portant le nombre total de personnes rétablies à 100 depuis le début de l’épidémie. Malgré ces avancées, 365 patients demeurent actuellement en isolement ou hospitalisés dans les structures sanitaires dédiées. Les autorités sanitaires soulignent cependant plusieurs défis persistants dans la lutte contre la maladie.
Parmi eux figure le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Le taux de suivi des contacts n’atteint que 58 % dans les trois provinces affectées, un niveau jugé insuffisant pour interrompre efficacement les chaînes de transmission du virus.
Face à cette évolution de la situation, les experts de santé publique appellent à un renforcement des mesures de surveillance, à une mobilisation accrue des ressources et à une implication plus importante des communautés locales afin de contenir la propagation de la maladie.
Alors que la RDC poursuit ses efforts de riposte, cette nouvelle hausse du nombre de cas rappelle la nécessité d’une vigilance permanente dans les zones touchées et d’une coordination renforcée entre les autorités sanitaires nationales, les partenaires internationaux et les acteurs communautaires pour endiguer l’épidémie.
HERVÉ KABWATILA





























































