L’opposant Delly Sesanga, président du parti Envol et candidat à la présidentielle de 2023, a dénoncé la rétention de son passeport, ce dimanche à l’aéroport international de N’Djili, par les services de migration.
Selon ce membre du bloc anti-changement de la constitution, Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), la Direction générale de migration (DGM) lui a refusé l’embarquement alors qu’il s’apprêtait à prendre son vol pour l’Europe afin de poursuivre des soins médicaux.
« Je devais prendre mon vol pour aller poursuivre le contrôle médical suite aux différentes blessures à l’issue de la manifestation du 12 juin dernier et je me suis vu retirer mon passeport et refuser l’embarquement par la DGM. Ils ne communiquent aucune raison. On n’a pas la liberté d’aller et venir. Elles me disent que je dois me présenter à la Cour de cassation. Pour quel motif ? Je n’ai jamais été notifié de quoi que ce soit », a-t-il expliqué.
S’insurgeant contre la privation de ses libertés de mouvement garanties par la constitution, l’ancien député national qualifie cet agissement d’arbitraire.
Il déplore également que la justice ne lui ait communiqué aucune action judiciaire à son encontre.
« Les voies d’action judiciaire sont connues. Elles sont exercées conformément au droit. À cette étape, je ne suis au courant d’aucune action. En dehors de cette rétention du passeport, qui vise à me priver de la possibilité de voyager et de recevoir des soins plus appropriés suite aux blessures, je n’ai pas d’informations. Je vais faire valoir mes droits. Nous sommes dans un cadre arbitraire flagrant. On ne doit pas tenir le passeport d’un citoyen s’il ne lui est rien reproché », a précisé le président d’Envol.
Pour Delly Sesanga, son cas illustre l’arbitraire qui s’est installé progressivement sous Félix Tshisekedi, dont le discours prône pourtant un État de droit.
« Nous nous battons pour l’État de droit dans ce pays. Ce qui nous arrive arrive à des millions de Congolais chaque jour. C’est contre cet état d’arbitraire que nous nous battons et contre lequel nous nous insurgeons. S’il y a des griefs ou des infractions qui nous sont reprochés, c’est à la justice de pouvoir les prouver, mais pas d’utiliser des voies qui ne sont pas prévues par la loi. Je suis un citoyen qui habite cette ville et qui habite ce pays. Toutes mes adresses sont connues. Donc, s’il y a des griefs que la Cour de cassation me reproche, elle sait comment pouvoir m’atteindre, qu’elle me les adresse », a-t-il conclu.
Ces faits surviennent alors que l’opposition projette une marche pacifique le 8 juillet prochain afin d’exiger la démission du Président Félix Tshisekedi.
Mont Carmel NDEO




























































