Le président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch) et membre de la coalition d’opposition C64, Jean-Marc Kabund, a vivement condamné le refus opposé à Delly Sesanga d’embarquer sur un vol à destination de l’étranger ainsi que la confiscation de son passeport par la Direction générale de migration (DGM).
Dans une déclaration publiée dimanche 28 juin 2028 sur son compte X, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a qualifié cette mesure de « grave violation des droits fondamentaux », estimant qu’elle porte atteinte à la liberté de mouvement de l’opposant congolais.
Selon Jean-Marc Kabund, empêcher Delly Sesanga de quitter le pays pour bénéficier de soins médicaux appropriés à l’étranger, après les blessures par balles qu’il affirme avoir subies lors de la répression d’un sit-in, constitue une atteinte grave aux droits humains.
« Empêcher Delly Sesanga d’exercer sa liberté de mouvement et de se rendre à l’étranger pour recevoir les soins nécessités par les blessures par balles qu’il a subies lors de la répression sanglante du sit-in constitue une grave violation des droits fondamentaux », a déclaré le leader de l’A.Ch.
Pour Jean-Marc Kabund, cette décision aggrave davantage la situation de l’opposant. Il estime qu’après avoir été grièvement blessé, Delly Sesanga ne devrait pas être privé d’un accès à des soins médicaux adaptés.
« Après l’avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable. Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n’est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l’État de droit », a-t-il affirmé.
Le président de l’Alliance pour le Changement a également sollicité l’implication des partenaires internationaux de la République démocratique du Congo. Il a appelé notamment les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine ainsi que les organisations engagées dans la défense des droits humains à suivre de près la situation.
« Nous appelons les partenaires de la RDC à prendre la pleine mesure de ces violations répétées et à en tirer toutes les conséquences », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo. Plusieurs organisations de défense des droits humains continuent d’exprimer leurs préoccupations concernant le respect des libertés publiques dans le pays.
L’affaire impliquant Delly Sesanga survient également à quelques jours de la marche annoncée par la coalition C64 pour le 8 juillet prochain. Cette plateforme de l’opposition prévoit de manifester pour exiger la démission du président Félix Tshisekedi.
La coalition affirme que l’adoption de la loi référendaire s’inscrit dans une démarche visant à prolonger le maintien du chef de l’État au pouvoir. Elle considère cette initiative comme contraire à la Constitution et soutient que le président aurait manqué aux engagements pris lors de son investiture, des arguments qu’elle invoque pour justifier son appel à sa démission.
HERVÉ KABWATILA




























































