À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le cardinal a réitéré son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution du pays.
Dans une interview accordée à la presse congolaise, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a estimé qu’une réforme constitutionnelle ne figure pas parmi les priorités nationales au regard des nombreux défis auxquels le pays est confronté.
Le prélat catholique a dressé un constat préoccupant de la situation sécuritaire, sociale et économique de la République démocratique du Congo, soulignant que les autorités devraient plutôt concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la paix, la sécurité des populations et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
S’appuyant sur les positions exprimées par la , le cardinal Ambongo a affirmé que le contexte actuel ne justifie ni l’urgence ni la nécessité d’un changement de la loi fondamentale.
« Face à la gravité de la situation actuelle, comme le déclare le message de la CENCO, nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité du changement de la Constitution. La priorité de la République démocratique du Congo aujourd’hui, c’est la paix, c’est le bien-être social du peuple congolais, c’est l’unité de notre pays et la cohésion sociale, le vivre-ensemble dans la paix », a-t-il déclaré.
Au-delà de la question constitutionnelle, le chef de l’Église catholique à Kinshasa a lancé un appel à la mobilisation collective en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. Il a invité les Congolais à faire preuve de résilience face aux difficultés et à s’engager dans la construction d’une société plus juste et plus solidaire.
Selon lui, 66 ans après l’accession du pays à l’indépendance, la génération actuelle porte la responsabilité de redresser la nation en rompant avec les pratiques qui freinent son développement, notamment la violence, la corruption, le tribalisme et la prédation des ressources publiques.
« Oui, frères et sœurs, la priorité pour notre pays, c’est que les Congolais et les Congolaises soient aujourd’hui debout, heureux, unis dans la paix.Soixante-six ans après, il revient à la génération actuelle de redresser le front courbé pendant cette misère noire, afin de prendre un nouvel élan pour la paix, pour l’unité, le développement et la cohésion sociale.Soixante-six ans après, le temps est venu de passer de la violence au dialogue, de la corruption à l’intégrité, du tribalisme à la vraie fraternité et de la prédation au service désintéressé du bien commun », a insisté le cardinal.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique et de la société civile. À travers son intervention, le cardinal Fridolin Ambongo réaffirme la ligne défendue par l’Église catholique congolaise, qui privilégie la recherche de la paix, de la cohésion nationale et du mieux-être de la population avant toute réforme institutionnelle majeure.
HERVÉ KABWATILA




























































