Depuis la promulgation, par le président de la République Félix Tshisekedi, de la loi sur le contenu local en RDC, les réactions se multiplient dans le pays. Parmi les voix qui saluent cette réforme figure Patrick Katengo, président du Forum National de la Jeunesse (FNJ) et Entrepreneur congolais.
Selon lui, cette loi constitue l’un des actes les plus structurants de la gouvernance économique nationale depuis l’indépendance.
Patrick Katengo estime que la mesure marque une rupture décisive avec un modèle où les Congolais étaient, trop souvent, réduits au rôle de simples spectateurs de l’exploitation de leurs propres ressources.
À travers cette réforme, la jeunesse congolaise, dit-il, est désormais appelée à devenir l’acteur central de la transformation économique en cours.
Dans ses déclarations, Patrick Katengo soutient que la loi sur le contenu local doit permettre à la jeunesse de changer de posture passant du statut de demandeur d’emploi à celui de créateur d’emplois, d’entrepreneur, d’ingénieur, de technicien qualifié et de gestionnaire capables de porter le développement national.
Pour appuyer son analyse, l’entrepreneur affirme que la loi s’inscrit dans le prolongement d’une indépendance économique fondée sur la valorisation des compétences nationales et la maîtrise, par les Congolais, des chaînes de valeur.
La réforme, ajoute-t-il, impose une participation accrue des entreprises congolaises dans les marchés de sous-traitance, ouvrant ainsi la voie à davantage d’opportunités pour les acteurs locaux.
Au-delà de la valorisation des compétences, Patrick Katengo considère que cet instrument légal favorise également l’embauche de talents nationaux et stimule la transformation locale des ressources naturelles.
Toutefois, il a rappelé que les impacts de cette révolution économique dépendront largement de l’engagement de la jeunesse.
« Les effets ne produiront leurs résultats que si la jeunesse investit résolument dans la formation professionnelle, la certification, l’innovation, l’entrepreneuriat et la création d’entreprises capables de répondre aux nouvelles exigences du marché », souligne-t-il.
D’après Patrick Katengo, plusieurs secteurs offrent désormais des perspectives inédites notamment les mines, l’énergie, l’industrie, les technologies, la logistique et les services. Autant de domaines susceptibles d’accélérer l’insertion professionnelle et la montée en compétences des jeunes, à condition de s’aligner sur les standards attendus par les marchés.
« Le Congo se construira avec ses propres filles et fils », a martelé le président du FNJ.
Il a invité l’ensemble de la jeunesse à s’approprier pleinement la loi sur le contenu local et à en faire le socle d’une prospérité durable ainsi que d’une souveraineté économique véritable.
la réforme offre notamment aux Congolais la possibilité d’accéder à des parts sociales dans les entreprises concernées, en vue d’une participation accrue de la population à l’économie nationale.
La nouvelle loi sur le contenu local ouvre un accès à des parts sociales des entreprises à hauteur de 20 à 30 %, au profit des personnes physiques ou morales dans les entreprises dites principales.
De plus, la réforme offre un droit à des parts représentant 5 à 6 % du capital pour les travailleurs dans les entreprises où ils exercent.
Mont Carmel NDEO




























































