La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une extension critique de sa 17e épidémie de virus Ebola (souche rare Bundibugyo). Le bilan national officiel s’élève à 1 873 cas confirmés et 672 décès, d’après les dernières données du ministère de la Santé publiées le 12 juillet 2026
L’épidémie s’est propagée au-delà de son foyer initial et touche désormais cinq provinces du pays dont la Tshopo et le Haut-Uele.
Les enquêtes épidémiologiques démontrent que les malades identifiés dans ces deux zones sont directement liés aux déplacements de populations en provenance de la province de l’Ituri, l’épicentre de cette flambée.
L’épidémie frappe l’est et le nord-est de la RDC à travers ces cinq provinces dont l’Ituri (constitué comme l’Épicentre principal avec la majorité des infections), le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele ainsi que la Tshopo.
Face à cette expansion géographique rapide, la coordination s’intensifie sous la supervision du gouvernement et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le taux d’occupation des lits dans les centres d’isolement atteint 95,1 %, avec 763 patients hospitalisés.
Par ailleurs, les autorités ont interdit la prise en charge des malades par les tradipraticiens et les maisons de prière. Les funérailles traditionnelles, fort vecteurs de transmission, sont désormais obligatoirement encadrées par des équipes médicales pour des enterrements dignes et sécurisés.
Il y a lieu de dire que, cette souche Bundibugyo ne disposant d’aucun vaccin standard homologué, des essais cliniques pour tester quatre vaccins expérimentaux ont débuté sur le terrain.
JAMES KABWE




























































