Le Département d’État des États-Unis a émis un nouvel avis de sécurité recommandant à ses citoyens de ne se rendre en République démocratique du Congo (RDC) pour aucune raison, en raison de l’épidémie d’Ebola qui continue de toucher plusieurs provinces du pays.
Dans cette alerte, les autorités américaines mettent en garde contre les risques sanitaires liés à la propagation du virus et les conséquences auxquelles pourraient être confrontés les voyageurs exposés à la maladie. Washington souligne notamment que toute personne ayant été en contact avec un cas suspect ou confirmé d’Ebola pourrait être soumise à une période de quarantaine pouvant atteindre 21 jours en dehors du territoire américain.
Selon le Département d’État, les frais liés à une telle mesure de quarantaine resteraient à la charge du voyageur, sans garantie de remboursement ou de couverture par les compagnies d’assurance. Cette situation pourrait entraîner d’importantes contraintes financières et logistiques pour les ressortissants américains se trouvant en RDC ou transitant par des zones affectées par l’épidémie.
Face à cette menace sanitaire, le gouvernement américain indique avoir mis en place un dispositif volontaire permettant aux citoyens américains potentiellement exposés au virus d’accéder à des soins médicaux d’urgence. Toutefois, les autorités précisent que les personnes qui choisiraient de ne pas recourir à cette assistance demeureraient soumises aux procédures de dépistage, de surveillance sanitaire et aux restrictions imposées tant en RDC qu’aux États-Unis.
L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a, de son côté, appelé les ressortissants américains présents en RDC à renforcer leurs mesures de précaution.
Elle recommande notamment l’inscription au programme Smart Traveler Enrollment Program (STEP), qui permet aux voyageurs de recevoir des informations de sécurité actualisées et de faciliter les contacts avec les services consulaires en cas d’urgence.
La représentation diplomatique encourage également les citoyens américains à vérifier la validité de leurs documents de voyage, à mettre à jour leurs directives médicales et à consulter rapidement un professionnel de santé en cas d’apparition de symptômes compatibles avec la maladie à virus Ebola.
Cette nouvelle mise en garde intervient alors que les autorités congolaises, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de riposte pour contenir l’épidémie qui affecte principalement les provinces de l’Est du pays.
Les autorités sanitaires congolaises continuent de renforcer la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge des malades et les campagnes de sensibilisation afin de limiter la propagation du virus et de protéger les populations exposées.
HERVÉ KABWATILA




























































