Une nouvelle étape pourrait s’ouvrir dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire et politique que traverse la République démocratique du Congo. À l’issue d’une rencontre tenue ce vendredi à la Cité de l’Union africaine entre le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et une délégation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), le Cardinal Fridolin Ambongo a annoncé l’adhésion du Chef de l’État au principe d’un dialogue national inclusif.
Prenant la parole à l’issue des échanges, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a indiqué que le Président de la République avait marqué son accord pour engager le pays sur la voie d’un dialogue réunissant les différentes composantes de la nation.
« J’ai l’honneur de vous l’annoncer. Le Chef de l’État a levé l’option d’engager notre pays dans un dialogue entre fils et filles du Congo, un dialogue inclusif. Naturellement, aux conditions qui se préciseront chemin faisant », a déclaré le Cardinal Fridolin Ambongo.
Le prélat catholique a également révélé que la CENCO et l’ECC ont accepté la mission leur confiée par le Chef de l’État pour accompagner ce processus. « Nous avons accepté cette mission que le Chef de l’État nous a confiée », a-t-il ajouté.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les efforts de médiation entrepris depuis plusieurs mois par les deux principales confessions religieuses du pays.
La CENCO et l’ECC multiplient les consultations auprès des acteurs politiques, sociaux et diplomatiques afin de promouvoir un cadre de concertation susceptible de renforcer la cohésion nationale et de contribuer au retour de la paix, particulièrement dans l’est de la RDC.
Selon plusieurs sources concordantes, les discussions de la Cité de l’Union africaine ont porté sur les mécanismes à mettre en place pour favoriser un dialogue rassemblant les différentes sensibilités politiques et sociales du pays autour des enjeux de paix, de sécurité et de gouvernance.
L’annonce du Cardinal Ambongo constitue ainsi un tournant significatif dans les relations entre les autorités congolaises et les responsables religieux, alors que plusieurs voix, tant au niveau national qu’international, plaident depuis des mois pour un cadre de dialogue inclusif capable de répondre aux défis sécuritaires et institutionnels auxquels fait face la RDC.
Les modalités pratiques, le calendrier ainsi que les participants à ce futur dialogue devraient être précisés dans les prochaines semaines, ont laissé entendre les responsables religieux, qui poursuivront leurs consultations avec les différentes parties prenantes.
Avec cette ouverture affichée par le président Félix Tshisekedi, la RDC pourrait s’engager vers une nouvelle séquence politique dont l’objectif affiché est de favoriser la réconciliation nationale et la consolidation de la paix à travers un dialogue réunissant l’ensemble des filles et fils du pays.
Dans l’entre-temps,
une importante communication de la Présidence de la République démocratique du Congo est annoncée, vendredi, sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), selon la bande défilante de la chaîne nationale.
HERVÉ KABWATILA




























































