Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a précisé les contours du dialogue national inclusif voulu par le président de la République, Félix Tshisekedi, face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, marquée notamment par l’agression du Rwanda, sous couvert de la rébellion de l’AFC-M23, soutenue sans équivoque par les forces de défense rwandaises.
Lors d’un briefing de presse animé vendredi 17 juillet, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que ce dialogue, dont les conditions de participation seront communiquées incessamment, sera piloté par le Chef de l’État lui-même, conformément aux dispositions constitutionnelles.
À cette occasion, il a indiqué que le président Tshisekedi signera une ordonnance fixant les modalités pratiques dudit dialogue. Celui-ci se veut un cadre de mobilisation des forces vives de la nation autour de la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le président de la République, garant de la nation, conformément à l’article 69 de la Constitution, agit à ce titre. Dans les jours qui viennent, il prendra une ordonnance qui fixera les termes et les détails de l’organisation de ce dialogue. Je rappelle que c’est lui-même qui sera à la manœuvre pour l’organisation de ce dialogue. La mission, y compris confiée aux chefs des confessions religieuses, consiste à construire la cohésion en faisant venir les Congolaises et les Congolais de partout, animés comme nous par la volonté de mettre fin à l’agression et d’assurer la cohésion nationale de notre pays », a déclaré Patrick Muyaya.
S’adressant aux professionnels des médias, le ministre a également affirmé que ce dialogue vise à rassembler les Congolais de tous les horizons autour d’un « front patriotique intérieur » contre l’agression rwandaise.
Selon lui, seuls les Congolais qui dénoncent clairement l’agression seront appelés à prendre part à cette initiative.
« Le président de la République a toujours dit que le dialogue devait se tenir entre Congolais, mais des Congolais capables de dénoncer l’agression. Ceux qui participeront à cette démarche devront, à travers leurs déclarations et leurs prises de position, montrer clairement qu’ils condamnent l’agression rwandaise contre la RDC », a-t-il martelé.
Mont Carmel NDEO



























































