Le porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC), le pasteur Eric Nsenga, a salué l’ouverture au dialogue du président Félix Tshisekedi à l’issue des échanges engagés entre le Chef de l’État et les confessions religieuses dans le cadre des consultations autour du futur dialogue national.
Interrogé sur les raisons ayant conduit le Président de la République à renouer la confiance avec les responsables religieux malgré les tensions observées ces derniers mois, le responsable protestant a indiqué que trois jours de discussions directes avaient permis aux différentes parties d’exposer librement leurs préoccupations et leurs attentes. Selon lui, cette démarche a révélé un dirigeant attaché à l’écoute et à la concertation.
« Nous avons découvert un homme de dialogue », a résumé Eric Nsenga, soulignant que les échanges se sont déroulés dans un climat favorisant l’expression de tous les points de vue.
Le porte-parole de l’ECC a également donné une portée spirituelle à cette séquence politique, qu’il a qualifiée de « moment de restauration de l’autel » entre ce qu’il appelle le « sacerdoce étatique » et le « sacerdoce spirituel ». À ses yeux, cette dynamique traduit un rapprochement entre les institutions de l’État et les Églises autour de valeurs communes, notamment la foi chrétienne revendiquée par le Chef de l’État.
Ces déclarations interviennent quelques jours après la rencontre organisée à la Cité de l’Union africaine entre Félix Tshisekedi et les représentants des principales confessions religieuses du pays. À l’issue de cette réunion, le Président de la République avait annoncé l’ouverture prochaine d’un dialogue national inclusif destiné à favoriser la cohésion nationale et à répondre aux défis politiques et sécuritaires auxquels fait face la RDC.
Alors que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’ECC poursuivent leurs consultations auprès des acteurs politiques et sociaux, Eric Nsenga insiste sur la nécessité d’un processus ouvert à toutes les sensibilités.
Il affirme que le futur dialogue ne doit exclure aucun acteur et qu’il doit être perçu comme un processus porté par la nation tout entière plutôt que par les seules confessions religieuses.
Ces propos témoignent d’une volonté de rapprochement entre une partie des responsables religieux et les institutions publiques, dans un contexte marqué par des débats persistants autour de la gouvernance, de l’inclusivité du dialogue annoncé et des réformes institutionnelles envisagées. Les prochaines consultations devraient permettre de préciser les contours, le format et les garanties du processus appelé à rassembler les différentes forces vives du pays.
HERVÉ KABWATILA




























































