À Kinshasa, le bras de fer judiciaire se durcit entre l’ancien ministre de la Justice et la haute cour. Les avocats de Constant Mutamba fustigent le refus des autorités judiciaires d’enrôler leur plainte contre le greffier de la Cour de cassation. Ce dernier est directement accusé de « faux et usage de faux » dans l’établissement des actes de procédure.
Une notification contestée depuis un lit d’hôpital
Lors de sa comparution le 13 juillet 2026, l’ancien garde des Sceaux avait vigoureusement rejeté la régularité de sa citation à comparaître. Conduit à l’audience en ambulance, Constant Mutamba a affirmé sous serment n’avoir jamais reçu notification officielle de sa convocation le 3 juillet, se trouvant alors gravement malade.
« J’étais sur mon lit d’hôpital. Je n’ai jamais vu entrer un greffier », a martelé l’ex-ministre à la barre.
Ses conseils qualifient les mentions portées sur l’acte d’« inventions pures » et exigent des poursuites pénales contre l’officier ministériel concerné.Un « déni de justice » selon les avocats
Le collectif de la défense dénonce une stratégie délibérée visant à étouffer leurs moyens de défense en refusant d’acter cette plainte en falsification. Pour les avocats, ce refus d’enrôlement constitue une violation majeure des droits civils de leur client et confirme l’hypothèse d’un acharnement procédural.
Pour rappel, ce procès est lié à des soupçons de détournements de fonds au sein du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). La Cour de cassation a consenti à un renvoi formel de la cause au lundi 27 juillet 2026 afin de permettre à la défense d’accéder enfin aux pièces physiques du dossier.
JAMES KABWE




























































