Une séance préliminaire s’est tenue mardi 21 juillet 2026 devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye dans le cadre de l’affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à la République du Rwanda. Kinshasa accuse Kigali d’être impliqué dans les violences qui secouent l’Est du pays depuis plus de trois décennies.
Selon les autorités congolaises, cette réunion procédurale a réuni les représentants des deux États afin d’examiner les aspects organisationnels de la procédure engagée par la RDC devant la plus haute juridiction des Nations unies.
La délégation congolaise était conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, également co-agent de la RDC auprès de la Cour internationale de Justice.
« En ma qualité de ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, et de co-agent de la RDC auprès de la Cour internationale de Justice, j’ai conduit la délégation congolaise à la réunion des Parties au différend introduit par la République démocratique du Congo contre la République du Rwanda, par requête déposée le 26 juin 2026 devant la Cour internationale de Justice », a déclaré Guillaume Ngefa.
D’après le ministère de la Justice, les consultations ont essentiellement porté sur les modalités pratiques de la procédure. Les échanges ont concerné les délais de dépôt des mémoires et contre-mémoires des deux parties, ainsi que plusieurs questions relatives à l’organisation de l’instance devant la Cour. Aucun débat sur le fond du litige n’a été abordé au cours de cette séance, conformément au caractère strictement procédural de la rencontre.
La RDC a saisi la CIJ le 26 juin 2026 afin de faire examiner ses griefs à l’encontre du Rwanda concernant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, une région marquée par des conflits armés récurrents et l’activisme de plusieurs groupes armés.
À l’issue de cette phase de consultations, la Cour internationale de Justice devrait rendre une ordonnance fixant le calendrier de la procédure et les prochaines étapes du dossier. Cette décision déterminera notamment les échéances auxquelles les deux États devront soumettre leurs arguments écrits avant l’ouverture éventuelle des débats sur le fond de l’affaire.
Cette procédure judiciaire est suivie de près par les autorités congolaises, qui considèrent cette démarche comme une étape majeure dans leur quête de justice et de reconnaissance des préjudices liés aux conflits persistants dans l’Est de la RDC.
HERVÉ KABWATILA



























































