Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major de l’armée congolaise de 2022 à janvier 2025, s’est poursuivi ce mardi 21 juillet, devant la Haute Cour militaire.
À l’audience de ce jour, la défense du prévenu a plaidé la mise en liberté provisoire soutenant que, conformément au principe général du droit, la liberté doit demeurer la règle et la détention l’exception.
S’exprimant à la barre, Me Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif de la défense du général Tshiwewe, a indiqué que son client, en tant que détenteur de « secrets de la défense » ne pouvait être maintenu à la prison militaire de Ndolo.
Il a ainsi demandé à la Haute Cour de faire droit à la requête formulée par la défense, estimant qu’une mesure de liberté contrôlée est plus appropriée.
Le conseil a également tenté de répondre aux préoccupations liées au risque de fuite. Il a soutenu que le général Tshiwewe ne pouvait pas se soustraire à la justice, rappelant que sa résidence, située à Gombe est « bien connue ».
Au-delà de la question de la détention, la défense a mis en avant des irrégularités attribuées, selon elle, à l’organe poursuivant avant la saisine de la Haute Cour militaire.
Me Kanyanga a été entendu à la demande de la juridiction, notamment sur le mémoire unique déposé au greffe en faveur de son client.
Le général Christian Tshiwewe comparaît aux côtés de dix autres officiers généraux et supérieurs ainsi que d’un civil. Les poursuites concernent notamment des faits tels que complot, trahison, désertion, propagation de faux bruits et détention illégale d’armes.
Au total, 92 kalachnikovs, 12 lance-grenades RPG-7 et des milliers de munitions auraient été saisi le 9 juillet 2025, à la résidence de l’ancien numéro de l’armée située dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Mont Carmel NDEO



























































