Les sept cas suspects de la maladie à virus Ebola identifiés à bord d’une embarcation interceptée à 65 kilomètres de Kinshasa ont été déclarés négatifs après analyses de laboratoire, mettant fin à l’alerte sanitaire qui avait suscité de vives inquiétudes dans la capitale congolaise, a annoncé le ministre de la Santé, Roger Kamba.
Selon l’autorité sanitaire, les examens ont été réalisés sur sept voyageurs présentant des symptômes jugés suspects lors du contrôle de l’embarcation en provenance de la province de la Mongala.
« Pour nous rassurer qu’aucun cas d’Ebola n’était transporté, sept voyageurs présentant des symptômes suspects ont été soumis au test. Le résultat est négatif », a déclaré Roger Kamba.
L’embarcation avait été immobilisée dans la zone de Maluku, à environ 65 kilomètres de Kinshasa, après le signalement du décès d’un passager ayant présenté des symptômes compatibles avec ceux de la maladie à virus Ebola lors de son passage dans la province de la Mongala. Cette situation avait conduit les autorités sanitaires à renforcer les mesures de précaution afin d’éviter toute éventuelle propagation de la maladie vers la capitale.
Dans le cadre de cette opération, les équipes du ministère de la Santé, appuyées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), ont procédé au dépistage des passagers et à la désinfection de l’embarcation. Les résultats négatifs obtenus ont permis de lever les inquiétudes concernant une éventuelle présence du virus à bord.
À la suite de cette alerte, les autorités ont annoncé le renforcement du dispositif de surveillance sanitaire sur le fleuve Congo. Des contrôles systématiques des embarcations en provenance des provinces de l’intérieur du pays seront désormais effectués afin de prévenir toute importation de cas dans la mégapole kinoise.
Le ministère de la Santé a, par ailleurs, appelé la population au calme tout en l’invitant à demeurer vigilante face à l’épidémie d’Ebola qui continue de toucher plusieurs provinces du pays. Les autorités assurent poursuivre le suivi épidémiologique et le contrôle des points d’entrée stratégiques pour limiter les risques de propagation de la maladie.
HERVÉ KABWATILA



























































