Le feuilleton judiciaire impliquant l’une des figures de la pop urbaine congolaise entre dans sa phase décisive. Ce jeudi, lors des réquisitions tant attendues devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, l’organe de la loi a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale à l’encontre de Déborah Mulanga Tshimpaka, mondialement connue sous son nom de scène Rebo Tchulo.
L’affaire, qui tient le public en haleine depuis l’ouverture du procès fin mai 2026, voit le ministère public adoucir sa position initiale, l’artiste ayant un temps encouru jusqu’à 20 ans de prison selon le Code pénal militaire. Outre la peine de prison de 14 mois, l’accusation demande également une amende dont le montant reste à la discrétion des juges.
De son côté, la partie civile représentant la victime présumée, un jeune chauffeur nommé Platini, se montre beaucoup plus sévère. Ses avocats réclament la condamnation ferme de la chanteuse ainsi que le versement de 250 000 dollars américains au titre de dommages et intérêts pour les préjudices subis.
Rappel des faits
Pour rappel, Rebo Tchulo est poursuivie pour incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline ainsi que pour tolérance présumée d’actes de torture. Le dossier implique également treize militaires de la Task Force, accusés d’avoir brutalisé et extorqué la victime dans le sillage d’un différend privé. Tout au long de l’instruction, marquée notamment par l’analyse des données téléphoniques des prévenus, la chanteuse a plaidé non coupable.
Vers le verdict final
Après la clôture officielle des débats prononcée par le tribunal présidé par le capitaine Guy Kwesh, l’affaire a été prise en délibéré. Les juges militaires disposent désormais de quelques jours pour prononcer leur verdict final et décider si l’interprète de « Pepele » passera les prochains mois derrière les barreaux.
JAMES KABWE



























































