L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo depuis plusieurs mois continue de peser lourdement sur le système sanitaire national. Selon le dernier rapport de situation publié le 15 août par l’Institut National de Santé Publique (INSP), le pays totalise désormais 4 843 cas confirmés et 2 272 décès, soit un taux de létalité de 46,9 %, dans les six provinces touchées par la flambée épidémique.
Les provinces affectées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo. L’Ituri demeure de loin l’épicentre de l’épidémie, avec 28 des 36 zones de santé de la province ayant enregistré des cas.Cette région concentre la majorité des contaminations recensées depuis la déclaration officielle de l’épidémie en mai dernier.
D’après les autorités sanitaires, 1 006 patients ont pu être déclarés guéris, tandis que 777 personnes restent en isolement ou hospitalisées dans différentes structures de prise en charge.Ces chiffres témoignent à la fois de la gravité de l’épidémie et des efforts déployés pour renforcer l’accès aux soins et améliorer la survie des malades.
Face à la progression de la maladie, la riposte sanitaire se poursuit sur plusieurs fronts. Les équipes médicales ont récemment inauguré un nouveau centre de traitement à Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, afin d’accroître les capacités d’accueil et de prise en charge des patients. Les activités de surveillance épidémiologique et de recherche des contacts ont également été renforcées, avec un taux de suivi des contacts estimé à 83,2 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.
Cette flambée est attribuée au variant Bundibugyo du virus Ebola, une souche pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est actuellement disponible. Les experts sanitaires soulignent que les défis logistiques, l’insécurité dans certaines zones affectées et la mobilité des populations compliquent les opérations de contrôle de l’épidémie.
Alors que l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires poursuivent leur soutien aux autorités congolaises, les spécialistes appellent à une mobilisation accrue des communautés afin de renforcer les mesures de prévention, de favoriser le signalement rapide des cas suspects et de limiter la propagation du virus.
L’OMS a déjà averti que cette épidémie figure parmi les plus importantes jamais enregistrées dans le pays et pourrait encore évoluer si les efforts de riposte ne sont pas intensifiés.Les autorités sanitaires continuent de rappeler que la maladie se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée.
Par cette occasion, elles invitent la population à respecter strictement les mesures d’hygiène, à éviter tout contact à risque et à collaborer avec les équipes de surveillance déployées dans les zones concernées.
HERVÉ KABWATILA




























































