La députée provinciale élue de Likasi, journaliste de profession et chercheur Egée TSHIALA SOREL a obtenu son Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Likasi avec une grande distinction après défendu ce mercredi 19 août 2026 à l’amphithéâtre du Département des SIC de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’UNILU, son mémoire intitulé «Les pratiques journalistiques à l’ere de l’intelligence artificielle à Lubumbashi : entre éthique et vérification des faits ».
Après exposé du récipiendaire et échanges avec le jury , ce travail basé l’analyse des faits, des contenus , l’évolution des pratiques journalistiques , leur adaptation au contexte social en pleine mutation et la manière d’aborder les contenus tout en préservant l’éthique a été sanctionné par la mention Grande Distinction.

Intitulé « Les pratiques journalistiques à l’ère de l’intelligence artificielle à Lubumbashi : entre éthique et vérification des faits », ce travail s’inscrit dans un contexte marqué par la transformation rapide du paysage médiatique mondial sous l’effet des nouvelles technologies.
Partant du constat que l’intelligence artificielle modifie profondément les mécanismes de collecte, de traitement et de diffusion de l’information, le chercheur a centré son étude sur une question essentielle : comment les journalistes de Lubumbashi vérifient-ils les informations générées par l’intelligence artificielle ?
Pour y répondre, l’étude a analysé les pratiques observées au sein de deux médias de référence de la ville de Lubumbashi, à savoir Mwangaza RTV et HK6 RTV, avec pour objectif de comprendre la manière dont ces organes de presse s’approprient les outils d’intelligence artificielle tout en respectant les principes de l’éthique journalistique.
La recherche s’est également articulée autour de plusieurs interrogations spécifiques portant notamment sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les pratiques journalistiques, son influence sur les compétences professionnelles des journalistes ainsi que les enjeux éthiques liés à son utilisation dans les rédactions.

Selon les hypothèses formulées par l’auteur, l’intelligence artificielle contribuerait à automatiser certaines tâches, à améliorer la production et la diffusion des contenus et à faciliter l’analyse des données.Loin de remplacer le journaliste, elle transformerait plutôt son rôle en renforçant sa polyvalence et en faisant de lui un véritable superviseur du processus de production de l’information.
Pour mener cette recherche, Egée Tshiala Sorel a mobilisé plusieurs approches méthodologiques complémentaires. La méthode fonctionnelle lui a permis d’identifier les fonctions remplies par l’intelligence artificielle dans les pratiques journalistiques. La méthode sémio-contextuelle a servi à analyser la construction du sens des contenus assistés par l’IA en tenant compte de leur environnement professionnel, éthique et technologique. Les méthodes descriptive et comparative ont, quant à elles, permis d’examiner et de comparer les usages de l’IA au sein des deux médias étudiés.
Ces méthodes ont été soutenues par plusieurs techniques de collecte des données, notamment l’analyse documentaire, l’observation directe et les entretiens réalisés auprès des professionnels des rédactions concernées. Une utilisation encore embryonnaire de l’IA
Les résultats de l’étude révèlent que l’usage de l’intelligence artificielle dans les médias étudiés demeure encore limité et largement informel.
Les journalistes utilisent principalement ces outils pour des tâches spécifiques telles que la transcription de contenus audio ou la recherche d’informations.Toutefois, les professionnels interrogés reconnaissent les nombreuses opportunités qu’offre cette technologie, notamment en matière de gain de temps, d’automatisation des tâches répétitives et d’amélioration de l’efficacité du travail rédactionnel.
L’étude souligne également que l’intelligence artificielle soulève des défis importants liés à la fiabilité de l’information, aux risques de désinformation, à la transparence dans l’utilisation des contenus générés par les machines et au respect de l’éthique professionnelle.
À travers cette recherche, l’auteur estime que l’intelligence artificielle ne constitue pas une menace pour le journalisme à Lubumbashi, mais plutôt un défi à relever avec responsabilité. Il plaide pour la mise en place de mécanismes d’encadrement, de formation et de vérification permettant aux journalistes d’utiliser ces technologies sans compromettre les principes fondamentaux de leur profession.
Sur le plan scientifique, cette étude apporte une contribution significative à la compréhension des dynamiques liées à l’introduction de l’intelligence artificielle dans le paysage médiatique congolais. Elle met en évidence à la fois les bénéfices potentiels de cette technologie et les précautions nécessaires pour garantir un journalisme crédible, éthique et respectueux des faits.

Par cette distinction académique, l’honorable Egée Tshiala Sorel confirme ainsi son engagement en faveur de la recherche scientifique et de la réflexion sur les mutations contemporaines du journalisme à l’ère du numérique.
Rédaction



























































