Un grand baobab de la scène politique, économique et scientifique de la République Démocratique du Congo vient de s’éteindre. Le patriarche Jean-Gualbert Nyembo Shabani est décédé ce vendredi 21 août 2026 à Kinshasa, à l’âge de 89 ans, des suites d’une maladie.
Dès l’annonce de sa disparition, l’émotion a gagné l’ensemble du pays, et plus particulièrement la communauté katangaise qui pleure la perte d’un de ses dignes fils, un repère de sagesse et d’intégrité.
Originaire de Kayanza dans la province du Tanganyika (grand Katanga), Jean-Gualbert Nyembo Shabani aura consacré l’essentiel de sa vie au service de la nation avec une compétence unanimement respectée. Économiste brillant, docteur en sciences de gestion et professeur d’université, il a incarné l’excellence académique combinée à la haute gestion publique.
Son parcours au sommet de l’État reste une référence historique
- Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) (anciennement Banque du Zaïre) de 1991 à 1993, période durant laquelle il a profondément restructuré l’institution.
2 . Vice-Premier ministre et figure de proue de plusieurs gouvernements nationaux.
3.Ministre à plusieurs reprises, ayant dirigé des portefeuilles stratégiques comme l’Économie et l’Industrie, le Commerce extérieur, ou encore l’Agriculture.
- Président-Délégué Général de la Gécamines, le poumon économique du grand Katanga.
L’hommage de la communauté katangaise
Pour la communauté katangaise, le départ du professeur Nyembo Shabani ne laisse pas seulement un vide politique, mais marque la perte d’un repère moral et d’un conseiller spirituel et social. Connu pour son attachement à sa terre natale et son implication dans le développement local, il était perçu comme un trait d’union entre les générations, transmettant les valeurs de travail, de dignité et d’amour de la patrie.
Sur les réseaux sociaux et dans les salons politiques de Lubumbashi à Kalemie, les messages saluant sa mémoire se multiplient. « Le Katanga salue la mémoire d’un bâtisseur, un homme qui a prouvé que la compétence pouvait être une manière noble de servir l’État », témoignent ses proches et notables de la région.
Une école pour les futures générations
Au-delà de sa carrière politique, le Patriarche laisse un héritage scientifique important à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) où il a enseigné pendant de longues années.
Alors que la RDC pleure ce haut commis de l’État, sa vie reste un modèle pour la jeunesse congolaise : celle du savoir, de l’excellence et du dévouement sans faille à la République.
Le programme de ses obsèques sera communiqué ultérieurement par sa famille biologique. En attendant, la Nation entière s’incline devant la mémoire de ce grand homme.
JAMES KABWE




























































