Les autorités provinciales de Kinshasa poursuivent leur campagne de récupération des emprises publiques dans le cadre du programme d’assainissement et d’embellissement de la capitale congolaise.Dans cette dynamique, le complexe scolaire Maman Jacqueline Elongo, situé dans le quartier Ndolo, commune de Barumbu, a été démoli vendredi sous la supervision du ministre provincial de l’Environnement.
Cette opération s’inscrit dans la politique de réorganisation urbaine engagée par les autorités de la ville-province, à la suite des instructions du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à lutter contre les constructions anarchiques qui se sont multipliées à travers Kinshasa au fil des années.
Selon le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, l’établissement scolaire occupait un espace réservé à la décharge publique de la ville. Il affirme que la promotrice de l’école avait été informée depuis plusieurs mois de l’irrégularité de cette occupation.
« La promotrice de cette école a été avisée depuis une année, sans qu’elle ne prenne de précautions pour quitter le lieu où elle a érigé son école. Deux à trois mois lui ont été accordés pour quitter le lieu, sans succès. Curieusement, à la veille de cette rentrée scolaire, elle a commencé à percevoir les frais d’inscription, au lieu de quitter le site qui est réservé à la décharge de la ville », a déclaré Léon Mulumba.
Le ministre provincial est descendu sur le terrain ce samedi 22 août avec ses équipes afin d’évaluer l’évolution des opérations de dégagement des espaces publics et de rappeler la détermination des autorités à faire respecter les normes urbanistiques.
La démolition de cet établissement intervient à quelques jours de la rentrée scolaire, une situation qui suscite des interrogations quant au sort des élèves concernés. Aucune communication officielle n’a encore été faite sur d’éventuelles mesures d’accompagnement ou de relocalisation.
Depuis plusieurs semaines, le gouvernement provincial de Kinshasa multiplie les opérations de démolition et de déguerpissement dans plusieurs communes de la capitale. Les autorités justifient ces interventions par la nécessité de restaurer l’ordre urbain, de protéger les espaces publics et d’améliorer le cadre de vie des habitants.
Cette campagne de libération des emprises publiques s’inscrit dans une vaste stratégie visant à transformer l’image de Kinshasa, confrontée à une urbanisation rapide et souvent non planifiée.
HERVÉ KABWATILA



























































