La deuxième phase de la caravane infrastructurelle destinée à inspecter les infrastructures routières et à contribuer au désenclavement de l’axe Muanda-Kinshasa a été lancée dimanche à Muanda, ville côtière de la province du Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), selon une communication du ministère des Infrastructures et Travaux publics.
Cette mission, conduite par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, s’inscrit dans le cadre du suivi des projets routiers engagés par le gouvernement en vue de renforcer la connectivité entre les différentes provinces du pays et de faciliter les échanges économiques.
« L’objectif est de se rendre compte des travaux que Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi est en train de faire (…) Lorsque l’on aura relié Banana à Kinshasa, on aura relié tout le corridor de Banana-Sakania. D’ici une année et demie, il sera possible de prendre une petite voiture à partir de Muanda et de traverser Matadi, Kinshasa, Kikwit, Tshikapa, Mbuji-Mayi jusqu’à Sakania », a déclaré le ministre John Banza, cité dans un document de la cellule de communication du ministère.

Arrivé dimanche à Muanda pour une mission de quatre jours, le ministre a été accueilli par le ministre provincial des Infrastructures du Kongo Central, Jacques Konde, ainsi que par l’administrateur du territoire ad intérim de Muanda, Nicolas Kinduelo.
Selon les autorités, cette opération, baptisée « Grande caravane infrastructurelle », permettra à la délégation gouvernementale d’évaluer l’état d’avancement des travaux routiers et des autres ouvrages d’intérêt public dans plusieurs localités stratégiques de la province.
L’itinéraire de la mission prévoit un parcours reliant Muanda à Matadi, avec des étapes dans les villes de Boma et de Kisantu. Les inspections se poursuivront jusqu’au 26 août prochain.
Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de modernisation des infrastructures de transport visant à améliorer la mobilité des personnes et des biens, tout en renforçant l’intégration territoriale du pays à travers des corridors routiers structurants.
Les autorités congolaises considèrent notamment le corridor Banana-Sakania comme un axe stratégique pour le développement économique national, en raison de son rôle dans la liaison entre la façade maritime du pays et les principales zones de production et de consommation situées à l’intérieur du territoire.
HERVÉ KABWATILA




























































