La crise de carburant qui paralysait depuis plusieurs jours la ville de Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, semble se diriger vers son dénouement. Un consensus a été trouvé ce lundi 24 août entre le gouvernement provincial, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et les opérateurs du secteur pétrolier, ouvrant la voie à la réouverture des stations-service fermées en signe de protestation.
Les discussions, conduites par le vice-gouverneur du Tanganyika, Isidore Kabwe Longo, ont porté principalement sur les divergences liées à la commercialisation des produits pétroliers, notamment autour de la taxe conventionnelle contestée par les opérateurs du secteur.
Selon le service de communication du gouvernorat, les échanges ont permis de rapprocher les positions des différentes parties et d’aboutir à une entente destinée à rétablir rapidement l’approvisionnement en carburant dans la ville.
À l’issue de la réunion, les autorités provinciales ont appelé l’ensemble des stations-service de Kalemie à rouvrir leurs portes. Les opérateurs pétroliers ont également été invités à reprendre la vente du carburant au prix initial afin de mettre fin aux perturbations observées ces derniers jours.
La fermeture des stations-service avait provoqué une forte tension sur le marché local des carburants. Profitant de la rareté du produit, certains revendeurs ont considérablement augmenté les prix. Le litre d’essence, qui se vendait habituellement à 3 900 francs congolais, a atteint jusqu’à 20 000 francs congolais sur le marché parallèle.
Cette hausse spectaculaire a eu des répercussions immédiates sur le coût de la vie à Kalemie. Le secteur des transports a été particulièrement touché, avec un triplement du prix des courses en transport en commun, compliquant davantage les déplacements des habitants et les activités économiques de la ville.
Les autorités provinciales espèrent que la mise en œuvre des résolutions issues de la rencontre permettra un retour progressif à la normale dans les prochaines heures. La réouverture effective des stations-service et la stabilisation des prix du carburant sont attendues avec impatience par la population, durement affectée par cette pénurie.
HERVÉ KABWATILA



























































