À moins d’une semaine de la reprise des activités scolaires prévue pour le 1er septembre prochain sur l’étendue de la République démocratique du Congo, l’incertitude plane.
Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) est monté au créneau pour dénoncer la « mauvaise foi et la léthargie » du gouvernement congolais dans la mise en œuvre effective des revendications des professionnels de la craie blanche.
Réuni en assemblée générale, le Syndicat des enseignants du Congo réclame notamment la mécanisation ou régularisation administrative des Nouvelles Unités (NU) et le paiement intégral des enseignants non payés (NP).
Au-delà de ces revendications, les enseignants exigent l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles à travers la révision du barème salarial afin de faire passer le salaire minimum d’un enseignant à 500 dollars américains.
Dans cette optique, le Syndicat plaide pour une meilleure prise en charge sanitaire et les conditions de retraite dignes.
La secrétaire générale Cecile Tshiyombo a décrété la non-reprise des activités scolaires à la date prévue tout en appelant les parents à « garder leurs enfants à la maison ».
Dans sa déclaration, elle a accusé le gouvernement d’être responsable de cette situation.
Cette annonce survient alors que la ministre de l’Education nationale, Raissa Malu réunit à Kinshasa, les ministres provinciaux de son secteur, afin de préparer une année scolaire 2026-2027 effective et apaisée, selon les instructions du président Félix Tshisekedi.
Au cours de la 96ème réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’Etat avait rappelé qu’une reprise effective et régulière des activités scolaires, passe inéluctablement par la préservation de la paix sociale, à travers un dialogue permanent avec les enseignants, le respect des engagements souscrits par le gouvernement et la consolidation des acquis de la gratuité de l’enseignement.
À cet égard, il avait instruit le vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito et le ministre des Finances, Doudou Fwamba, de sécuriser la prise en charge des engagements financiers du gouvernement dans les secteurs de l’éducation et d’en assurer l’exécution diligente, afin de prévenir toute tension susceptible d’affecter le bon déroulement de la rentrée scolaire.
Malgré ces instructions, aucun consensus n’a été trouvé entre le banc syndical et le ministère de l’Education nationale.
Mont Carmel NDEO



























































