Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé le financement de plusieurs projets stratégiques destinés à renforcer la production agricole nationale et à améliorer l’acheminement des produits vers les marchés, notamment à travers le balisage de près de 8.300 kilomètres de voies fluviales.
Cette annonce a été faite vendredi par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors de la lecture du compte rendu de la 97ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres.
Selon lui, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, a présenté les principales interventions en cours du Fonds de régulation économique (FOREC), mettant en avant plusieurs projets considérés comme prioritaires pour le développement du secteur agricole.
« Pour illustrer l’action du Fonds de régulation économique (FOREC) sur le terrain, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, a évoqué les financements en cours de plusieurs projets phares. Ils incluent des programmes de relance agricole, la production de semences dans les zones centrales et le balisage de près de 8.300 km de voies fluviales pour faciliter l’évacuation des produits », a déclaré Patrick Muyaya.
Au-delà de ces projets d’infrastructures et de production, le gouvernement entend renforcer l’appui aux agriculteurs congolais. Le porte-parole a indiqué que le FOREC financera directement les producteurs locaux dans le cadre d’une stratégie visant à réduire la dépendance alimentaire du pays aux importations.
Les cultures de manioc, de maïs et de haricots figurent parmi les filières prioritaires ciblées par ce programme. Les autorités espèrent ainsi accroître la production nationale, améliorer la sécurité alimentaire et stimuler les revenus des agriculteurs.
Le balisage des voies fluviales constitue l’un des volets majeurs de cette initiative. Dans un pays où le transport fluvial représente un axe essentiel pour les échanges commerciaux, la sécurisation et l’amélioration de la navigabilité de près de 8.300 kilomètres de cours d’eau devraient faciliter l’évacuation des produits agricoles depuis les zones de production vers les centres de consommation.
Le gouvernement considère ces investissements comme un levier important pour réduire les pertes post-récolte, désenclaver plusieurs régions et renforcer l’intégration économique entre les provinces.
À travers ces financements, les autorités congolaises entendent soutenir la transformation structurelle de l’économie nationale en misant sur le développement agricole et l’amélioration des infrastructures logistiques, deux secteurs jugés essentiels pour la croissance et la souveraineté alimentaire du pays.
HERVÉ KABWATILA



























































