L’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti politique dirigé par l’opposant Jean-Marc Kabund, a exprimé son opposition aux consultations populaires annoncées par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre du dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État dévoilé jeudi. Cette prise de position a été rendue publique vendredi à travers une déclaration politique signée par le secrétaire général du parti, Tonay Atwana Jean-Paleki.
Dans ce document, l’A.Ch dit suivre avec « inquiétude » l’initiative du chef de l’État et estime que le dialogue envisagé doit être celui de l’ensemble de la Nation et non celui d’un camp politique.
Le parti de Jean-Marc Kabund considère que les consultations populaires annoncées risquent de ne pas répondre aux véritables attentes des Congolais et pourraient accentuer les divergences déjà perceptibles sur la scène politique.
Selon l’Alliance pour le Changement, la crise politique actuelle ne peut être résolue que par un dialogue véritablement inclusif réunissant toutes les forces vives de la Nation, notamment les acteurs politiques, sociaux et de la société civile. Le parti accuse par ailleurs le pouvoir en place de chercher à prolonger une situation de crise qui, à ses yeux, pourrait servir de prétexte à un éventuel report des élections générales prévues en 2028.
Tout en rejetant les consultations populaires proposées par le président Tshisekedi, l’A.Ch réaffirme son attachement à la Constitution et aux principes démocratiques. Le parti appelle à la mise en place d’un cadre de concertation consensuel susceptible de favoriser la cohésion nationale et de répondre aux défis politiques, sécuritaires et institutionnels auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce par le chef de l’État d’un dialogue national destiné à apaiser les tensions politiques croissantes dans le pays.
Présentée par la présidence comme une démarche de recherche de solutions aux préoccupations nationales, l’initiative suscite déjà des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise, entre soutien de certains acteurs de la majorité et réserves exprimées par plusieurs figures de l’opposition.
Le débat autour de la forme, des objectifs et des modalités de ce dialogue national devrait ainsi continuer à alimenter les discussions politiques dans les prochains jours, alors que le pays se prépare à d’importantes échéances institutionnelles et électorales.
HERVÉ KABWATILA




























































