Un nouveau drame sécuritaire a été signalé dans la ville de Likasi, à environ 120 kilomètres de Lubumbashi, où un jeune homme a été abattu dans la soirée du mercredi 2 septembre par des hommes armés vêtus de tenues militaires. L’incident suscite l’inquiétude de la société civile locale, qui appelle les autorités à renforcer les mesures de sécurité dans cette ville minière du Haut-Katanga.
Selon une alerte émise par le Cadre de concertation de la société civile, le meurtre s’est produit vers 21 heures locales aux environs de l’usine Huachin, sur la route Kakotwe. La victime aurait été atteinte par balles alors qu’elle se trouvait sur sa parcelle.
Bertin Tshoz, responsable de la thématique Gouvernance sécuritaire et paix au sein de cette structure citoyenne, a dénoncé ce qu’il qualifie de persistance des actes criminels attribués à des hommes en uniforme dans la ville de Likasi. Pour lui, cet assassinat illustre la dégradation du climat sécuritaire qui préoccupe de plus en plus les habitants.
Dans sa déclaration, le Cadre de concertation de la société civile exhorte les autorités provinciales et les services compétents à prendre des mesures urgentes afin de garantir la protection des personnes et de leurs biens. L’organisation estime que la multiplication de tels incidents alimente un sentiment d’insécurité au sein de la population.
La société civile invite également les habitants à collaborer étroitement avec la Police nationale congolaise (PNC) et les services de sécurité en fournissant toute information susceptible de contribuer à l’identification et à l’arrestation des auteurs de ces actes criminels.
Selon cette structure, les individus impliqués dans ces attaques portent atteinte à la réputation des forces de défense et de sécurité. « Ces actes ternissent l’image des FARDC et de la PNC », souligne-t-elle, tout en appelant à des enquêtes approfondies pour établir les responsabilités.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités sécuritaires n’était encore disponible concernant les circonstances exactes du drame ni l’identité des assaillants.
L’ouverture d’une enquête est attendue afin de faire la lumière sur cet homicide qui ravive les préoccupations liées à la sécurité dans la province du Haut-Katanga.
HERVÉ KABWATILA



























































