Des officiers de police judiciaire (OPJ), soupçonnés d’avoir procédé à des arrestations arbitraires, ont été appréhendés vendredi lors d’une opération de contrôle menée dans le regroupement communal de Tshangu, à l’est de Kinshasa. La mission était conduite par l’Inspection générale de la Police nationale congolaise (IG-PNC).
Plusieurs officiers de police judiciaire ont été appréhendés vendredi dans le cadre d’une tournée de contrôle effectuée dans les commissariats et sous-commissariats de la Tshangu, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Ces interpellations interviennent dans le cadre d’une mission officielle initiée par l’inspecteur général de la Police nationale congolaise, le commissaire divisionnaire principal Patience Yav Mushid. L’opération vise notamment à vérifier le respect des règles encadrant les arrestations et les conditions de détention dans les différents services de police.
« Nous sommes sur le terrain dans une mission officielle signée par l’inspecteur général de la Police nationale congolaise, le commissaire divisionnaire principal Patience Yav Mushid », a déclaré le commissaire supérieur Jean-Claude Tshibuyanga, chargé d’investigation à l’Inspection générale de la PNC et chef de mission.
Selon lui, les équipes de contrôle vérifient notamment « les conditions de détention, la régularité des documents d’arrestation et la durée de détention dans les commissariats urbains, commissariats (Ciat) et sous-commissariats (Sous-Ciat) ».
Contrôler la régularité des arrestations
La mission de l’IG-PNC intervient alors que le respect des procédures légales en matière d’arrestation et de détention constitue un enjeu majeur dans le fonctionnement des services de police.
Les contrôleurs examinent ainsi les documents justifiant les arrestations, les conditions dans lesquelles les personnes sont détenues ainsi que le respect des délais prévus par la réglementation.
Les OPJ appréhendés dans le cadre de cette tournée sont, selon les informations rapportées, mis en cause pour des arrestations qualifiées d’arbitraires. Leur responsabilité devra toutefois être établie au terme des procédures d’enquête et, le cas échéant, des poursuites engagées par les autorités compétentes.
Cette opération s’inscrit dans une démarche de contrôle interne destinée à renforcer la discipline au sein de la Police nationale congolaise et à veiller au respect des droits des personnes interpellées.
HERVÉ KABWATILA




























































