La Police nationale congolaise (PNC) a mis fin aux activités d’un réseau criminel bien structuré qui opérait dans la capitale sous le label de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Dirigée par un professionnel de la santé, le docteur Mbaka wa Mbawa Aruna, cette bande organisée ciblait principalement les opérateurs économiques étrangers et orchestrait de faux recrutements. Les suspects sont désormais entre les mains de la justice.
Le mode opératoire du réseau était minutieusement rodé. Se faisant passer pour des officiers de l’ANR, les membres du groupe ciblaient en priorité les commerçants et entrepreneurs étrangers établis à Kinshasa. En usant d’intimidation et du poids institutionnel des services de renseignement, ils parvenaient à extorquer d’importantes sommes d’argent à leurs victimes, prises de panique.
Au-delà de l’extorsion directe, le réseau avait mis en place une véritable entreprise de cybercroquerie et d’escroquerie à l’emploi. Le groupe organisait régulièrement :
De fausses sessions de recrutement au nom de l’ANR.
De fausses formations militaires ou de renseignement pour crédibiliser leur démarche.
Une fois les candidats appâtés par la promesse d’un emploi sous le drapeau, les escrocs exigeaient des frais de dossier, des frais de formation ou d’autres contributions financières sous divers prétextes fallacieux.
L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de stopper net l’expansion de ce réseau. Les personnes interpellées ont été immédiatement déférées devant les autorités compétentes pour répondre des faits d’extorsion, d’escroquerie et d’usurpation de fonctions publiques.
La police a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie. Celle-ci vise non seulement à identifier d’éventuels complices encore en cavale, mais aussi à recenser l’ensemble des victimes spoliées par ce réseau afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
JAMES KABWE




























































