Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, et le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République démocratique du Congo (RDC) ont convenu de renforcer leur coopération en matière de prévention de l’apatridie et de protection des réfugiés et des personnes déplacées.
Les échanges ont notamment porté sur l’accès aux documents d’identité, le respect des droits fondamentaux et la mise en œuvre des engagements internationaux souscrits par la RDC en matière de protection des personnes vulnérables.
La question de l’apatridie, qui concerne les personnes qu’aucun État ne reconnaît comme ses ressortissantes au regard de sa législation, figure parmi les enjeux abordés par les deux parties. L’accès aux documents d’identité constitue, à cet égard, un élément essentiel pour faciliter la reconnaissance juridique des personnes concernées et leur accès aux droits fondamentaux.
« J’ai eu le plaisir de recevoir M. Maurice Azonnankpo, nouveau Représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République démocratique du Congo. Nos échanges ont porté sur le renforcement de notre coopération dans la lutte contre l’apatridie, la protection juridique des réfugiés ainsi que l’accompagnement du retour volontaire des personnes déplacées.Nous avons également abordé les difficultés persistantes d’accès aux documents d’état civil et la nécessité de garantir, conformément à notre législation nationale et à nos engagements internationaux, les droits des personnes affectées par les conflits. » A déclaré le ministre de la justice Guillaume Ngefa
Et d’ajouter :
« J’ai réaffirmé la détermination du ministère de la Justice à prévenir l’apatridie, à renforcer la protection des personnes vulnérables et à veiller à ce que chaque personne puisse bénéficier pleinement de la reconnaissance de son identité et de ses droits. Concernant nos compatriotes réfugiés dans les pays voisins, nous avons souligné l’importance de créer les conditions d’un retour volontaire, sûr et digne, accompagné d’une réintégration durable au sein de leurs communautés.Au-delà des procédures administratives, la justice doit rester un instrument de dignité, permettant à chacun de faire reconnaître son identité, d’exercer ses droits et de retrouver pleinement sa place dans la société. » A fait savoir le ministre de la justice Guillaume Ngefa
La coopération envisagée porte également sur le retour volontaire des Congolais réfugiés dans les pays voisins. Le HCR entend accompagner ce processus afin qu’il se déroule dans des conditions de sécurité et de dignité. Au-delà du retour, l’accent sera mis sur la réintégration durable des personnes concernées dans leurs communautés d’origine. Cet accompagnement vise à favoriser leur rétablissement et à faciliter leur réinsertion dans la société congolaise.
La protection des réfugiés, des personnes déplacées et des personnes exposées au risque d’apatridie nécessite une coordination entre les autorités nationales et les partenaires internationaux, notamment pour garantir le respect des droits humains et l’accès aux services essentiels.
Le renforcement de cette coopération intervient dans un contexte où les questions de déplacement forcé, de protection juridique et de retour des populations demeurent des enjeux importants pour la RDC.
La mise en œuvre effective des engagements évoqués dépendra notamment des mesures qui seront prises pour améliorer l’accès aux documents d’identité, garantir les droits des personnes concernées et assurer un accompagnement adapté des Congolais de retour dans leur pays.
HERVÉ KABWATILA




























































