Des députés européens ont appelé à l’application effective des sanctions contre le Rwanda et l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en raison de leur implication présumée dans la déstabilisation de l’est du pays. Cette demande a été formulée lundi lors d’une intervention au Parlement européen, selon une vidéo consultée mardi 20 octobre 2026 par la rédaction de Foxtime.cd.
Prenant la parole devant les institutions européennes, l’eurodéputée Hilde Vautmans a insisté sur la gravité du conflit qui secoue la RDC, appelant à des mesures concrètes en faveur du retour à la paix.
« La guerre ravage la RDC. C’est l’un des conflits les plus meurtriers depuis les deux guerres mondiales. Nous appelons à la paix, au retrait des troupes rwandaises et à des sanctions », a-t-elle déclaré.
Au cours de son intervention, Hilde Vautmans a exhorté les institutions européennes à donner une suite concrète aux résolutions adoptées par le Parlement européen concernant la situation sécuritaire en RDC. Elle a notamment insisté sur la nécessité de traduire les prises de position politiques en mesures effectives.
Cet appel intervient dans un contexte de persistance des violences dans l’est de la RDC, où les affrontements armés continuent de menacer les populations civiles et d’aggraver la crise humanitaire.
Les relations entre Kinshasa et Kigali restent également marquées par des accusations concernant le soutien du Rwanda aux rebelles de l’AFC/M23. Les autorités rwandaises ont, de leur côté, contesté certaines accusations portées contre leur pays.
La demande formulée au Parlement européen remet au premier plan la question des instruments de pression diplomatique et politique dont dispose l’Union européenne pour contribuer à la désescalade du conflit.
Les députés favorables à des mesures plus contraignantes souhaitent que les décisions et résolutions adoptées au niveau européen se traduisent par des actions concrètes à l’encontre des acteurs qu’ils estiment impliqués dans la crise sécuritaire congolaise.
La situation de l’ancien président Joseph Kabila est également évoquée dans cet appel.
Toutefois, les responsabilités qui lui sont attribuées doivent être distinguées des faits judiciairement établis et des positions exprimées par les responsables politiques.
Au-delà des déclarations, l’enjeu reste celui de l’effectivité des mesures européennes, alors que la RDC continue de réclamer le respect de son intégrité territoriale et le rétablissement durable de la paix dans sa partie orientale.
HERVÉ KABWATILA




























































