Dans une dynamique visant à placer l’entrepreneuriat national au cœur des relations internationales de la République Démocratique du Congo, le Directeur Général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Juan Ted Beleshayi Kasanda, a été reçu en audience, le lundi 19 octobre 2026, par la Ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
Alors que Kinshasa renforce ses alliances avec des superpuissances comme la Chine et les États-Unis, le gouvernement affiche une ambition claire : les investissements étrangers ne doivent plus se faire au détriment du tissu entrepreneurial national. L’ARSP et le ministère des Affaires étrangères ont ainsi jeté les bases d’une collaboration renforcée pour veiller à ce que la législation congolaise sur la sous-traitance soit scrupuleusement intégrée dans chaque accord de coopération internationale.
L’avancée majeure de cette audience réside dans l’intégration annoncée de l’ARSP aux travaux techniques de la Task Force sur les accords économiques internationaux. Cette instance cruciale permettra désormais au régulateur de siéger à la table des négociations en amont des signatures de contrats d’envergure. L’objectif est limpide : auditer, orienter et maximiser la valeur accordée aux PME et groupements d’entreprises locaux.
En unissant l’appareil diplomatique à la rigueur du régulateur de la sous-traitance, la RDC envoie un signal fort aux investisseurs : le marché congolais est ouvert, mais l’essor de la classe moyenne nationale et la promotion de ses entrepreneurs ne sont plus négociables. Le contenu local n’est plus une simple option juridique, il devient l’étendard de la souveraineté économique du pays.
JAMES KABWE




























































