Bruxelles a condamné « sans la moindre équivoque » la création depuis la ville martyre de Goma, du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président congolais Joseph Kabila. À la tête du FRN, il est secondé par des dirigeants de l’AFC-M23, une rébellion désormais dissoute.
Dans sa déclaration, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déploré ce mercredi, un développement « préoccupant » de la situation sécuritaire en RDC.
Maxime Prévot affirme que le choix de Joseph Kabila, lui-même confronté aux rébellions armées durant sa présidence, de prendre la tête d’un mouvement visant le pouvoir par les armes plutôt que par les urnes est « à la fois déplorable, incompréhensible et inacceptable ».
Le chef de la diplomatie belge estime que nul ne peut prétendre agir dans l’intérêt de son peuple en recourant à la violence politique et en s’attaquant aux institutions de son propre pays.
« Cette voie est profondément illégitime. Elle ne conduit ni à la stabilité, ni à la paix, ni à la démocratie.
», a-t-il asséné.
« Celui qui l’emprunte devra en assumer pleinement la responsabilité », a-t-il averti.
À cette même occasion, la Belgique défend une approche fondée sur le dialogue.
Dans ce contexte, Maxime Prévot assure qu’il n’existe aucune solution militaire au conflit.
« Tout escalade armé ne ferait qu’aggraver les souffrances d’une population qui demeure la première victime de rivalité et d’ambition qui la dépasse », a martelé Maxime Prévot qui appelle toutes les parties à rester sur la voie du dialogue et de la négociation, seule approche « raisonnable et responsable ».
La Rédaction




























































