Une opération spéciale d’envergure menée conjointement par la Police nationale congolaise (PNC) et les FARDC a permis de démanteler un vaste réseau de criminalité et d’usurpation de fonctions dans la concession minière de Kambove Mining ce dimanche 1er novembre 2026.
C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière que les forces de sécurité viennent de porter dans le territoire de Kambove, au cœur de la province minière du Haut-Katanga. Au total, 669 présumés délinquants, dont 6 militaires de carrière, ont été interpellés lors d’une offensive ciblée au sein de la concession de l’entreprise Kambove Mining.
L’intervention a mis en lumière un phénomène d’une ampleur inédite : l’installation d’un système étatique parallèle et mafieux au sein même du site minier. Selon les déclarations du commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, commandant provincial de la PNC, un grand nombre de brigands s’étaient purement et simplement substitués aux forces de l’ordre et aux institutions officielles.
« Il y avait des personnes qui s’étaient autoproclamées militaires, policiers, magistrats, OPJ (Officiers de police judiciaire) et agents de taxation dans la concession minière de Kambove », a révélé le général Blaise Kilimbalimba, s’exprimant aux côtés de l’administrateur du territoire.
Ces imposteurs profitaient de leurs fausses fonctions pour extorquer les exploitants, lever des taxes illégales et perturber gravement le fonctionnement et la sécurité de l’entreprise minière.
Cette descente s’inscrit dans le cadre d’une stratégie sécuritaire plus globale. Une triple opération spéciale a en effet été lancée simultanément ce dimanche dans trois localités clés du Haut-Katanga : Kambove, Likasi et Lubumbashi.
Menée sous la supervision directe du général Kilimbalimba et du ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, cette offensive a également porté ses fruits dans le chef-lieu de la province. À Lubumbashi, le bouclage du camp Major Vangu s’est soldé par la saisie d’une trentaine d’armes à feu et de nombreuses munitions, confirmant la volonté des autorités de mener un nettoyage en profondeur.
Les 669 suspects interpellés à Kambove devront désormais répondre de leurs actes devant la justice, notamment pour usurpation de fonctions, association de malfaiteurs et atteinte à la sûreté des investissements économiques de la région.
JAMES KABWE



























































