Des habitants de la ville de Goma exigent que les autorités de Kinshasa cessent le largage de bombes sur cette zone urbaine densément peuplée. Réunis au sein de la « Société Civile Plurielle », ils ont exprimé leur indignation ce jeudi 12 mars 2026 lors d’une marche de protestation à travers les rues de la ville.
Débutée au stade de l’Unité de Goma, la manifestation visait à contester l’usage des bombes dans des villes de Bukavu et Goma comme cibles d’opérations militaires. Les manifestants ont lancé un appel pressant au gouvernement congolais pour : L’arrêt immédiat des bombardements par drones dans les zones habitées et le respect scrupuleux des obligations internationales relatives à la protection des civils et du personnel humanitaire.
La marche s’est achevée au siège de la Monusco/Goma, où le collectif a lu et déposé un mémorandum. Dans ce document, la société civile dresse un tableau sombre des pertes humaines liées à l’usage des drones au Nord-Kivu, dénombrant notamment 22 morts lors de frappes récentes à Masisi, Minembwe et dans d’autres localités.
Face à cette escalade, la société civile interpelle la communauté internationale pour : l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités des attaques contre les populations civiles, la qualification de ces actes en crimes contre l’humanité et le renforcement de l’assistance par les organisations humanitaires pour les victimes de ces bombardements.
Cette mobilisation survient dans un climat de vive émotion, suite à la mort tragique de Karine Buisset (membre de l’Unicef) et de deux autres humanitaires à Goma. La marche, parti du stade de l’Unité, a suivi un itinéraire passant par le rond-point Cikudu avant de chuter aux bureaux de la mission onusienne.
La rédaction



























































