À l’occasion d’une cérémonie de recueillement national organisée ce dimanche 02 août, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa détermination à combattre le «négationnisme et la falsification » de l’histoire tout en appelant à une mobilisation collective autour des principes de vérité, justice et réparation.
Dans son message adressé aux victimes, aux survivants et aux familles endeuillées, le Chef de l’État a dénoncé l’agression Rwandaise fondée sur une logique de « conquête et de prédation ».
« Alors que la nation se recueille en mémoire de celles et ceux qui furent arrachés à la vie, d’autres familles congolaises subissent encore les massacres, les violences sexuelles, les déplacements forcés, le pillage de leurs ressources et l’accaparement de leur terre. Une partie de notre territoire à l’Est demeure illégalement occupée, tandis que des millions de nos compatriotes vivent dans la peur, le deuil et l’exil intérieur », a-t-il déploré.
Le président Tshisekedi a évoqué la persistance de massacres, de violences sexuelles, de déplacements forcés ainsi que le pillage de ressources et l’accaparement de terres.
« La RDC reste confrontée à l’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs, notamment lAFC-M23. Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, viol notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafou le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres. Aux victimes d’hier et d’aujourd’hui, aux survivants, aux familles éprouvées et aux communautés meurtries, j’adresse au nom de la nation cet engagement solennel. Votre souffrance ne sera jamais reléguée à l’oubli, votre dignité ne sera jamais négociée, votre droit à la vérité, à la justice, à la réparation et à la sécurité sera défendue », a-t-il ajouté.
Dans son discours, Félix Tshisekedi a insisté sur la portée du devoir de mémoire, rappelant que les atrocités, selon lui, ne surgissent jamais « sans signe précurseur ». Il a estimé que celles-ci deviennent possibles lorsque la violence se banalise que la haine se propage que la parole déshumanise que la prédation s’érige en système et que l’impunité encourage le crime.
Pour lui, la mémoire ne peut se limiter à un regard sur le passé, mais doit constituer une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir.
« La souffrance des victimes ne sera jamais reléguée à l’oubli et leur dignité ne serait jamais négociée », a pesté Félix Tshisekedi.
Dans cette logique, il a insisté sur le caractère non négociable du droit à la vérité, à la justice à la réparation et à la sécurité.
À cet égard, la RDC entend protéger ses populations, consolider son unité nationale et défendre l’intégrité de son territoire. Il a surtout mis l’accent sur la nécessité de lutter « sans relâche » contre le négationnisme, la falsification de l’histoire, la manipulation de l’information ainsi que toute incitation à la haine et à la violence.
In fine, il a réaffirmé l’attachement de la RDC à une paix « juste, durable et vérifiable », fondée sur le droit international, le respect de la dignité humaine, la souveraineté des États et l’intégrité territoriale.
« Je réaffirme solennellement devant la nation et la communauté internationale l’attachement indéfectible de la RDC à une paix juste, durable et vérifiable fondée sur le droit international, le respect de la dignité humaine, la souveraineté des États et l’intégrité territoriale. Mais que nul ne se méprime, notre volonté de paix n’est ni une faiblesse, ni un renoncement. Le peuple congolais a le droit de vivre libre, en sécurité, dans l’unité de sa patrie et dans la pleine maîtrise de son destin.
Ce droit est imprescritible. Il n’est ni négociable, ni révocable », a-t-il conclu.
Mont Carmel NDEO




























































