L’affaire du meurtre de l’entrepreneur Vally Amisi prend une tournure politique et judiciaire explosive après l’interpellation et les premières révélations de son assassin présumé, Béni Mukena Mwepu.
Quatre mois après la découverte macabre du corps sans vie de l’opérateur sportif Vally Amisi dans la commune de la Gombe, le principal suspect en cavale, Béni Mukena Mwepu, a été arrêté ce dimanche 2 août 2026 à Brazzaville. Transféré en urgence vers Kinshasa, le suspect est immédiatement passé aux aveux lors de ses premières auditions, ouvrant la boîte de Pandore sur un assassinat manifestement commandité.
Confronté aux enquêteurs et aux éléments de vidéosurveillance qui le filmaient avec la victime peu avant le drame, Béni Mukena a reconnu les faits. Selon des séquences de son interrogatoire, il affirme avoir personnellement exécuté Vally Amisi par balles.
Cependant, la déposition prend une dimension d’État lorsque le suspect déclare avoir agi sous l’instruction directe d’un commanditaire « très haut placé ». Refusant pour l’instant de divulguer l’identité exacte de cette influence de l’ombre, le tueur présumé évoque des craintes majeures pour la sécurité de ses proches :
« Je ne peux pas parler parce que ces gens-là… Ma famille est à Kinshasa ».
L’assassinat de Vally Amisi, vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC, avait plongé la capitale dans la stupeur en avril dernier. Initialement maquillé en enlèvement par une bande armée, le meurtre s’est rapidement révélé être un piège tendu par un proche de la victime.
Après avoir fui vers l’Afrique du Sud, puis cherché refuge de l’autre côté du fleuve Congo, Béni Mukena a été intercepté par les services de sécurité grâce à une coopération policière internationale. Lors de son arrestation, il était en possession d’une importante somme d’argent liquide estimée à 100 000 dollars américains.
Pour les proches de l’entrepreneur, ce dénouement confirme une douloureuse réalité : le coup fatal est venu de l’intérieur, illustrant l’adage populaire selon lequel la trahison laisse des cicatrices bien plus profondes que les attaques ouvertes.
Le gouvernement congolais, par l’entremise des autorités judiciaires du Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, a promis de conduire la suite des procédures dans le strict respect des lois. Alors que l’ombre d’un homme influent plane désormais sur le dossier, l’opinion publique congolaise exige que toute la lumière soit faite. Le sang versé appelle la justice, et le peuple attend de savoir qui a ordonné la mort de Vally Amisi.
JAMES KABWE



























































