Le ministre en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a reçu jeudi 12 février 2026 à Kinshasa, dans son cabinet de travail le Chargé de mission du Président de la République près la Cour pénale internationale (CPI), le Professeur Taylor Lubangu, accompagné de deux membres du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale chargés de la coopération internationale.
Selon le ministre, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre la République démocratique du Congo (RDC) et la juridiction internationale basée à La Haye. Les échanges ont principalement porté sur la formation des magistrats congolais, l’évaluation du cadre de coopération judiciaire existant ainsi que le suivi des dossiers en cours.
« Nos échanges ont porté sur le renforcement de la formation de nos magistrats aux standards internationaux, l’évaluation du cadre de coopération judiciaire entre la RDC et la CPI, ainsi que le suivi des dossiers en cours dans le strict respect du principe de complémentarité. J’ai rappelé que la CPI intervient en appui aux juridictions nationales lorsque celles-ci ne peuvent ou ne veulent pas exercer leurs compétences, et que le Gouvernement demeure pleinement engagé à renforcer les capacités de nos juridictions internes afin qu’elles assument, de manière souveraine, la répression des crimes relevant du droit pénal international », a déclaré Guillaume Ngefa.
Le principe de complémentarité, pilier du fonctionnement de la CPI, prévoit en effet que la juridiction internationale n’intervient qu’en dernier ressort, lorsque les États ne sont pas en mesure ou ne manifestent pas la volonté de poursuivre les auteurs présumés de crimes internationaux graves.
Le ministre a souligné que cette approche vise à consolider la souveraineté judiciaire du pays tout en luttant contre l’impunité. « Cette approche de complémentarité vise à consolider notre souveraineté judiciaire, à lutter efficacement contre l’impunité et à garantir une justice crédible, respectueuse des droits de la défense et attentive aux attentes légitimes des victimes. Les échanges que nous avons eus, particulièrement constructifs, témoignent de la volonté commune de renforcer la coopération entre la RDC et la CPI au service d’une justice plus forte, plus professionnelle et plus proche de nos citoyens », a-t-il ajouté.
Cette audience intervient dans un contexte marqué par les efforts des autorités congolaises pour moderniser l’appareil judiciaire et renforcer la capacité des juridictions nationales à traiter les crimes relevant du droit pénal international, en conformité avec les engagements internationaux du pays.
HERVE KABWATILA































































