Indéboulonnable ministre de la Communication et des Médias, porte-parole de plusieurs gouvernements sous l’ancien président de la République, Joseph Kabila, Lambert Mende Omalanga, s’est fermement opposé à la participation des acteurs condamnés par la justice congolaise au prochain dialogue national, convoqué par le président Félix Tshisekedi.
Alors que l’ordonnance présidentielle fixant les termes et les modalités d’organisation de ce dialogue, le député national estime que l’inclusion de fugitifs à ces assises constituerait « une atteinte grave au principe de l’État de droit ».
« À mon avis, il y aurait une atteinte grave au principe de l’État de droit si des personnes physiques reconnues coupables de faits répréhensibles par nos instances judiciaires et la communauté internationale étaient admises au dialogue qui se profile. Cela reviendrait à banaliser les crimes graves dont ils sont accusés », a-t-il déclaré.
L’élu propose toutefois que « les personnes morales concernées se fassent représenter par des individus non condamnés par les cours et tribunaux, ni par la communauté internationale ».
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs personnalités de premier plan, membres de la rébellion pro-rwanda AFC-M23, notamment Corneille Nangaa, ont été condamnées à la peine capitale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
À ce rang, le président honoraire Joseph Kabila, accusé d’être le parrain de ladite rébellion, a également été condamné à mort, notamment pour « haute trahison ». Il a récemment fait l’objet de sanctions de l’administration américaine, qui lui reproche son soutien matériel, financier et technologique à la rébellion, contribuant ainsi à la déstabilisation du pays, malgré les accords de paix et de développement signés entre la RDC et le Rwanda sous les auspices du président Trump.
Voulu inclusif par le Chef de l’État, ce dialogue vise, selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, à constituer un front intérieur face à « l’agression » dont est victime la République démocratique du Congo par le Rwanda, qui occupe plusieurs villes des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dont les chefs-lieux, Goma et Bukavu.
Mont Carmel NDEO




























































